dong Lingshandong - 灵山洞

Détail

Lingshandong est une entrée de :
Mawangdong - 麻王洞
Nom de la grotte : Lingshandong - 灵山洞
Autres noms : Grotte de la montagne de l'éveil, Yanyanxiadong, Grotte inférieur de l'hirondelle de roche
Province, Préfecture, District :
Guizhou 贵州省, Zunyi 遵義, Zheng'an 正安
Latitude Nord - Longitude Est :
28.59992 - 107.27202
Altitude (m) : 1287
Géologie : Permien

0Entrée :

Carte


Description [1]




Analyse :

caractères - lu : Fois


2. Līngshāndòng

Grotte de la montagne de l'éveil (Zhen0406)

Anciennement nommée Yanyandong (Grotte de l'Hirondelle de Roche), l'entrée a été renommée récemment Lingshandong par les autochtones car elle est un lieu de culte, Lingshan désignant une montagne sacrée dans la religion Bouddhique.

Cette cavité se caractérise par la brutalité de ses changements de direction et de morphologie. Il s'agit d'une ancienne perte ayant connu des épisodes de creusement très turbulents dont l'orientation et la morphologie ont été très clairement influencées par la fracturation et la stratigraphie. L'extrémité sud de la cavité présente deux actifs importants dont un collecteur quasiment inexploré à l'amont comme à l'aval. La zone d'entrée a été visitée et exploitée pour son nitrate et peut-être son gypse à des époques reculées. Lors des explorations, de fréquentes explosions ont été entendues, au rythme de l'exploitation d'une mine de charbon probablement située au-dessus.

Lingshandong est située 50 m avant Shangyingpandong, son accès a donc été décrit plus haut.

La description qui va suivre est organisée en cinq étapes : d'abord le réseau de la Fausse Fracture, accessible depuis l'entrée en se contentant de descendre les puits rencontrés, ensuite la fracture du Feng Shui, atteinte grâce à une escalade et menant à la salle Cacabloc, puis la galerie des Tuyaux de Bambous, puis encore la galerie de la Peuf, atteinte par escalade et permettant la jonction avec Máwángdòng, et enfin les réseaux menant au collecteur inexploré. [Jean Bottazzi]

a) Réseau de la Fausse Fracture

L'entrée de Lingshandong, 25 m de large pour 6 m de haut, est rendue discrète dans le paysage du fait de la végétation et d'un cône d'éboulis. Dans les fortifications de pierres sèches, un petit temple a été aménagé pour honorer quelques Bouddhas de bois.

On descend dans la salle d'entrée, large de 30 m et haute de 50 m sur des rochers terreux et secs parfois recouverts de calcite, pour arriver à un point bas. Sur le côté gauche, un bassin artificiel recueille les eaux ruisselant du plafond. La salle se prolonge en remontant sur la droite en chaos de gros blocs jusqu'à un colmatage qui présente des traces de désobstruction, vaine tentative car aucun courant d'air ne circule à cet endroit. Des lucarnes sont visibles sur la paroi nord-est et pourraient être intéressantes à explorer.

Au point bas s'ouvre une brèche de 3 m de haut pour 2 m de large parcourue par un violent courant d'air (100 m3/s). La galerie qui suit est un trait de scie de 30 m de haut pour 3 m de large accusant une pente de 20%. Un ressaut de 4 m permet d'atteindre le puits du Balancier, du nom de la technique utilisée pour remonter les chinois s'étant aventurés à le descendre lors de notre première exploration en 2005. Au même niveau, de l'autre côté, on distingue le départ de la fracture du Feng Shui qui ne peut s'atteindre que par escalade.

Le puits du Balancier a été équipé par une petite ouverture à droite de la galerie, il ne mesure à cet endroit qu'une dizaine de mètres. Il donne accès à une salle concrétionnée descendant vers un second puits de 24 m sur fracture. Nous y trouvons deux bassins de décantations, deux fours et des restes d'outils tels que cordes, balais, petite pelle et mât d'escalade. En longeant la paroi de droite, un départ permet, via un P11, un R4 et un R7, de rejoindre la base du P24 caractérisée par deux cônes de déchets sableux issus probablement de l'exploitation de nitrate. Nous y trouvons aussi des restes de paniers en bambous.

La suite, la galerie de la Fausse Fracture, est un aval de 5 m par 10 m, rectiligne sur 200 m, parcouru par un léger filet d'eau et présentant quelques belles concrétions (colonne, disques). Nous laissons sur la gauche un passage en hauteur donnant suite à une succession de grosses marmites. Il se divise pour aboutir, par trois puits parallèles de 15 m, à la galerie de l'Oeuf. La galerie de la Fausse Fracture se termine par un passage bas pour se transformer en un méandre torturé, étroit avec de belles vasques. Un R7 puis un P10 donnent finalement accès à une vaste couloir perpendiculaire (5x15) : la galerie de l'Oeuf.

Cette dernière est concrétionnée et se caractérise par de nombreux talus d'argile de plusieurs mètres de haut. En aval, elle chemine sur environ 50 m, une arrivée d'eau vient renforcer l'écoulement (2 à 3 l/s) qui se perd sous l'argile. En amont, sa hauteur atteind une vingtaine de mètres, développe 90 m et se termine sur colmatage. Quatre lucarnes sont visibles à une quinzaine de mètres de hauteur. Trois d'entre elles sont identifiées, elles correspondent aux puits laissés par la petite galerie aux grosses marmites.

Ce secteur ne présente plus guère de possibilités de continuation, le courant d'air ayant été perdu dès le puits du Balancier. [Olivier Testa / Jean Bottazzi]

b) La fracture du Feng Shui et la salle Cacabloc.

Au lieu de descendre le puits du Balancier, on entame une escalade en bord droit : première longueur facile de 10 m, palier, lucarne contournant une lame de rocher, seconde escalade plus technique de 15 m, vire étroite et déversante, palier confortable, nouveau contournement de lame, P15 m, pendule, P10 m, nouveau pendule et remontée d'un toboggan. On arrive ainsi en face du puits pour découvrir les restes d'une corde en chanvre utilisée par les Chinois pour accéder au même point, probablement par le bas.

La fracture du Feng Shui, rectiligne sur plus de 300 m, 30 m de haut, 5 m de large, inclinée de 20° est parcourue par un violent courant d'air. Au bout de 280 m, nous arrivons à la salle du Balcon. Nous y trouvons de très nombreuses traces d'exploitations de nitrate abandonnées : fours, bassins de décantation et murs de soutènement consolidant les chemins des travailleurs et de leur fardeau. Nous laissons le Balcon sur la gauche, et continuons dans l'axe de la fracture. Il faut contourner un premier puits, bouché par les déchets d'exploitation, puis passer sur la gauche sur une vire qui a été creusée, élargie et aménagée. Sur la gauche, une galerie ventilée orientée nord-ouest mène après 40 m au pied d'une trémie sableuse désobstruée. Laissons ce départ pour emprunter une nouvelle vire au-dessus d'un P20 pour laquelle une corde est utile. De l'autre côté se trouvent un nouveau four et son bassin de décantation ; après un ressaut de 2 mètres, nous butons sur un puits d'environ 60 m descendu sur 40 m. La galerie semble se poursuivre en face du puits, un pendule à -30 m avec quelques goujons devrait suffire à l'atteindre.

Revenons à la salle du Balcon, et grimpons le ressaut de 8 m qui lui a valu ce nom. En regardant en arrière, on distingue une sorte de corniche encombrée de gros blocs de l'autre côté de la galerie, cette zone d'accès malcommode a été fouillée sans succès. Du balcon, deux départs s'offrent à nous.

Immédiatement à gauche part une galerie aspirante. Nous la parcourons en restant dans l'axe principal, laissant quelques départs en interstrate ou sur fracture à droite comme à gauche qui n'ont pas été explorés. La galerie empruntée se dirige nord-nord-est sur 200 m puis, par un grand coude, revient quasiment en arrière pour retrouver en hauteur le début de la galerie du Feng Shui.

Depuis le Balcon, par le second départ, on grimpe sur des blocs effondrés. En haut à droite, la galerie devient trop raide à monter, on peut soit poursuivre une petite galerie jusqu'à un puits ventilé quarante mètres au-dessus de la galerie principale, soit prendre à gauche pour arriver en balcon au-dessus de la salle du carrefour. L'accès à cette petite salle est plus aisé en descendant sur la gauche entre les blocs effondrés. La trémie sableuse vue précédemment y arrive en contrebas sur la droite. De là, deux itinéraires permettent d'accéder à la salle Cacabloc. Le premier, en contrebas sur la gauche, demande l'équipement d'un puits de 5 m. On poursuit alors dans une petite galerie inférieure bien individualisée qui arrive sous les amas de gros blocs et permet même de les franchir par le jeu de petits rétrécissements. Le second, à niveau et sur la gauche, présente de plus grands volumes et deux ressauts. Les parois font progressivement place à d'énormes rochers et il devient difficile de distinguer la galerie de la salle.

Dans l'extrémité est de la salle Cacabloc, du sommet d'un énorme rocher de 12 m de haut, on aperçoit en lucarne la suite logique de la cavité ; on sent d'ailleurs nettement, malgré l'importance des volumes, l'inversion de courant d'air au-delà de ce point stratégique. A son extrémité ouest débute la galerie des Tuyaux de Bambous, et à son extrémité sud l'accès au collecteur inexploré. [Olivier Testa / Jean Bottazzi]

c) La galerie des Tuyaux de Bambous.

Rejoindre l'extrémité ouest de la salle Cacabloc n'est pas une opération aussi bénigne qu'on pourrait le croire. Selon les itinéraires, il faut équiper un puits et escalader et désescalader d'énormes blocs, ou franchir des rétrécissements et choisir son escalade. Dès que l'on arrive à la paroi ouest, on a la confirmation que le courant d'air s'est inversé. Au sol, on observe de superbes floraisons de cheveux de gypse et les traces d'un petit animal, probablement un rat. La galerie qui suit est basse de plafond et il faut ramper dans une épaisse couche de poudre de gypse. Il est intéressant de remarquer que ce passage ne présentait aucune trace, alors que cette galerie a été utilisée par le passé ; si on connaissait la date des aménagements d'exploitation de la grotte, on pourrait estimer la vitesse de formation ou d'accumulation de cette neige de gypse. On arrive à un carrefour.

Sur la droite, une petite galerie part au nord et, après un coude à gauche, rencontre une fracture. On est à l'aplomb d'un puits inconnu au-dessus duquel il est possible de passer.

Sur la gauche, la galerie se prolonge sur 50 m avant de rencontrer une petite salle. A gauche de cette salle, un puits avale le peu de courant d'air qu'avait laissé le départ précédent. D'après la topo, il est possible qu'il rejoigne le puits de 60 m trouvé au bout de la fracture du Feng Shui. La suite de la galerie est à droite, mais il faut maintenant compter avec un fort surcreusement dû à un petit actif. Il faut donc passer en varappe sur des petites vires. C'est dans cette galerie que les exploitants de nitrate ont installé un tuyau en bambou sur plus de 50 m. Le principe de ce tuyau est très simple. Pas d'emmanchement, pas d'étanchéité, chaque bambou évidé de ses cloisons internes déversait par gravité son eau dans le bambou suivant. Cette installation très ancienne n'est plus fonctionnelle, mais elle témoigne de la patience proverbiale illustrée dans l'expression “casse-tête chinois”. En dehors d'un diverticule colmaté sur la droite, cette galerie en trou de serrure pouvant atteindre 10 m de large tout en imposant de se faufiler dans un méandre ne présente pas de bifurcation notable. A son extrémité, nous arrivons dans une salle ébouleuse de 35 m de long et 20 m de large constituée à droite d'une grosse trémie colmatée apparemment infranchissable. [Jean Bottazzi]

d) La galerie de la Peuf.

A l'extrémité Est de la salle Cacabloc, d'énormes rochers permettent de prendre de la hauteur et d'avoir vue sur une belle lucarne dans la paroi, à 15 m de distance, et même d'en sentir le courant d'air. Il n'est heureusement pas nécessaire d'escalader la paroi depuis sa base. En progressant sur la cime des blocs pour ne pas perdre le précieux dénivelé acquis, on peut grimper dans un petit renfoncement de la paroi et, par un lancer de corde, se hisser presque à niveau de la lucarne. Il ne reste qu'à équiper une vire légèrement montante et, grâce à un petit œil sur le côté, de prendre pied dans la galerie aperçue depuis le rocher.

La galerie de la Peuf est haute de 30 m pour 5 à 8 m de large, et elle est vierge de toute trace. Assez rapidement d'ailleurs, on prend la mesure de la chance qu'il y a à explorer des galeries anciennement exploitées pour le nitrate. En effet, le sol s'avère être un piège permanent : à chaque instant, la fine croûte durcie qui le recouvre peut céder et on s'enfonce alors dans une poudre blanchâtre. Il faut donc préférer passer de bloc en bloc et se méfier des zones à sol plat. Après une centaine de mètres, la galerie se sépare en deux branches qui se regroupent rapidement. Elle présente ensuite une succession d'anciennes marmites que l'on contourne ou franchit en escalade. Un énorme bloc semble alors fermer la galerie. Il se franchit par dessous, on arrive ainsi à un puits de 7 m. Il est possible d'avancer d'une quarantaine de mètres sur une vire, mais on est alors stoppé dans une petite salle par une escalade de 20 m d'un côté et par le surcreusement à traverser de l'autre. En face, une large galerie semble se poursuivre.

Le puits de 7 m est immédiatement suivi d'un puits de 5 m. On est alors dans le fond du surcreusement, d'une largeur moyenne de 3 m. Au bout de 50 m, ce conduit s'individualise et la hauteur sous plafond passe de 40 m à 15 m. Sur la gauche, une petite escalade facile non explorée semble vouloir rejoindre les volumes supérieurs perdus. La suite de la galerie est un beau méandre fossile avec ses marmites et ressauts. La pente moyenne approche les 10%. Après un petit carrefour, un puits de 12 m bloque la progression. Il faut donc, au carrefour, prendre la petite branche qui semble repartir en arrière mais marque brusquement un coude et shunte l'obstacle. Plus loin, le franchissement d'une large marmite impose une opposition étroite dans le surcreusement. Encore plus loin, c'est un R10 qui condamne à ce même exercice. La galerie qui suit est plus confortable. D'un méandre cascadant, on est revenu à une conduite forcée à demi remblayée et colmatée. Après un premier gros départ dans la suite sur la droite, un second, plus petit, continue sous forme de fissure étroite qu'il faudra emprunter car la galerie principale bute 8 m plus loin sur un puits de 15 m.

La fissure est pénétrable en opposition, elle permet de prendre pied sans risque en bas du puits de 15 m. La suite de la progression se complique singulièrement. La galerie est bloquée par une escalade de 8 m, puis de 5 m dont le sommet est formé d'une trémie donnant accès au fond d'une salle d'effondrement. Une nouvelle escalade de 10 m permet de franchir un amas de gros blocs. Ce dénivelé chèrement acquis doit être immédiatement dilapidé dans un puits de 15 m dont l'équipement manque de goujons ; Un shunt de ce puits a été trouvé en s'immisçant contre la paroi, mais il est peu pratique. Plus loin, un puits de 7 m demande encore un équipement. Après un court répit d'une soixantaine de mètres dans une belle conduite forcée concrétionnée, et une première bassine, on passe sur un stupéfiant plancher de calcite qui semble flotter sur l'eau : par une ouverture triangulaire au sol on peut estimer à plusieurs mètres la profondeur du gour ainsi franchi. Ensuite, une profonde bassine doit être franchie en vire par le côté droit : c'est le Lac de la Défense, il faut enlever ses bottes si l'on ne veut pas les mouiller. La galerie prend une forme de gros méandre à forte pente, les obstacles s'enchaînent avec un R3 et un P7 ayant percé une marmite dont il faut escalader un rebord de 4 m. Ensuite, un P13 donne accès à un ultime palier : c'est une lucarne perchée à 40 m de haut, avec au-dessus 50 m de hauteur de plafond. Du haut de cette marche, on ne voit que du noir, à moins d'être muni d'une puissante torche pour apercevoir en contrebas les grandes colonnes caractéristiques de la galerie terminale de Máwángdòng.

Ce puits de 40 m non descendu, est le seul trait d'union connu entre les réseaux de Lingshandong et Máwángdòng. [Jean Bottazzi/Nicolas Faure]

e) Vers le Collecteur Inexploré.

Partant de l'extrémité sud de la salle Cacabloc, la galerie à sol plat de 6 m de large pour 10 m de haut est d'emblée sympathique malgré son manque de courant d'air. Après un ressaut de 10 m pour lequel une corde est bienvenue, on arrive sur le bord d'une galerie de plus fortes dimensions que l'on perçoit d'abord assez mal à cause d'un énorme bloc qui bouche la vue. Sur la droite, une salle de 60 m de long pour 50 m de large n'a d'autre continuation qu'en son milieu un puits remontant de 40 m, à l'aplomb de deux gros cônes pulvérulents. Sur la droite débute un énorme méandre de 50 m de haut par 10 m de large en moyenne. Des talus de pierres et des effondrements de blocs diversifient la progression. Après un superbe double coude part en contrebas, à droite, un petit réseau de fractures non exploré qui présente au sol des blocs de cristaux de gypse très compacts faisant penser à du gros sel aggloméré. A peine plus loin, il faut shunter un puits par une désescalade facile sur la droite suivi d'une escalade franchement plus teigneuse. A partir de là, les exploitants de nitrates n'ont manifestement pas fait leur travail et l'on passe de toboggans de poussière en rampes où il faut monter plus vite que le sol ne descend. Un effondrement de gros blocs marque la fin de ces amusements. Il faut grimper à travers une trémie, puis une seconde, et finalement redescendre par une succession de ressauts avant de retrouver le sol du méandre. Là, un nouvel obstacle vient pimenter la progression : un lac trop profond pour la marche, trop large pour l'oppo, trop étroit pour le canot.

Il faut donc grimper sur une vire douteuse, d'abord en libre, puis en installant une corde de 25 m ; un spit, 5 goujons et 2 dyneema sont nécessaires pour passer la zone en surplomb et le P8 qui suit. Viennent ensuite un P14 et deux ressauts de deux et huit mètres entre un gros bloc et la paroi. On arrive dans une belle salle, ou presque, car elle est séparée en trois niveaux et le passage de l'un à l'autre sans corde est un vrai casse-tête. L'itinéraire pour la suite est de descendre sur la droite juste après le ressaut de huit mètres dans une partie basse apparemment sans suite ; en son point haut, un passage-clé en milieu de salle sous un bloc de 2x1 m donne accès à un toboggan qui permet de passer sous la salle vers la suite de la galerie. Nous arrivons alors à un grand toboggan de sable commençant par un ressaut de 4 m et se jetant dans un puits de 18 m. Il débouche en balcon dans la galerie Hop que nous avons tout d'abord pris pour une salle terminale.

Cette galerie mesure en moyenne 70 m de large et 20 m de haut. Elle présente peu de concrétions, de rares coulées de calcite et son sol est jonché de blocs en général de petite taille, recouverts d'une fine couche de limon noirâtre. Quasiment rectiligne sur 900 m et se dirigeant au sud, elle accuse une pente moyenne d'environ 10%. Une fracture transversale met un terme à cette progression de rêve mais apporte ce qui manquait à ce réseau : du courant d'air. Pourquoi préfère-t-il s'échapper par un petit puits remontant sur la droite plutôt que de remonter la galerie Hop ? C'est aux explorateurs futurs de répondre à cela. Sur la gauche, vers l'est, après un talus de blocs, on arrive à une bifurcation. En poursuivant dans la même direction, après quelques pas d'escalade et petits ressauts, la galerie est entièrement barrée par un lac qui dépose une substance blanche comme du lait sur une boue rougeâtre. D'après la topographie, à 100 m de là et parfaitement alignée se trouve l'extrémité de la galerie ouest de Máwángdòng.

Depuis la bifurcation, en descendant sur la droite, on retrouve le petit ruisselet couleur de lait. Il provient de la base d'un éboulis au sol d'une galerie repartant presque en arrière, à l'ouest, et parcourue par un violent courant d'air. Le plafond se relève et on retrouve de belles dimensions, 30 à 40 mètres de largeur pour une quinzaine de mètres de hauteur. Il y a quelques grosses stalagmites et des puits affluents par côté ou au plafond. Les montées et les descentes s'alternent au gré des amas de blocs, mais en 650 m, cette galerie ne prend presque pas de dénivelé.

On arrive alors à la rivière Safranée. D'un débit de quelques litres par seconde, elle provient d'une galerie légèrement ventilée de 15 m par 5 m se dirigeant au nord et dépose sur les rochers une substance ocre-jaune. L'aval, lui, prend une allure de soufflerie, le débit d'air estimé passe les 100 m3/s, sa direction remontante en régime estival nous indique l'approche de réseaux amonts. De fait, après être passé devant un petit affluent et au pied de branches accessibles en escalade, on arrive en balcon, sur un effondrement de blocs, à un collecteur de plus de 100 l/s à l'étiage. L'amont, orienté vers le nord, est occupé par un lac. L'aval conserve une section rectangulaire régulière d'environ 9 m de large par 6 m de haut. Faute de temps, nous n'avons parcouru que quelques 200 m pour nous arrêter au premier endroit où l'on risquait de se mouiller. L'eau est claire et tout est impeccablement décapé par les crues, mais le courant d'air n'est pas là. [Jean Bottazzi]

Bibliographie [0]



Images [47]


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Topographie [1]



Expédition [3]

Cette grotte a été explorée au minimum par cette (ces) expédition (s) :




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