dong Piaoshuiyan - 飘水岩

Détail


Nom de la grotte : Piaoshuiyan - 飘水岩
Autres noms : Grotte de la cascade
Province, Préfecture, District :
Guizhou 贵州省, Zunyi Shi 遵义市, Suiyang 绥阳
Latitude Nord - Longitude Est :
28.236118 - 107.277599
Altitude (m) : 1001
Développement (m) : 2 508
Profondeur (m) : 46
Profondeur - / + (m) : 0 / 46
Volume (m3) : 0
Géologie : Ordovicien inférieur O1t (Tongzi) + O1h (Honghuayuan)

1Entrée : Piaoshuiyan 飘水岩,

Carte



Description 2



c. Piāoshuĭyán

Grotte de la cascade (Sui 0409)

Depuis Guihua, au bout de la courte vallée, remonter la gorge de droite jusqu'au petit col, puis poursuivre le chemin carrossable. Après un village sur la gauche, on rejoint une ferme, puis descend sur la droite dans un petit vallon avec des rizières qui cèdent finalement place à la forêt. Là, un petit sentier descend tout droit dans la pente et mène à un petit canal qu'il faut suivre une centaine de mètres sur la gauche. On est en rive gauche de la fracture de Gangou qui coupe le massif. Remonter le premier ruisseau sur 50 m pour trouver l'entrée de la grotte.

C'est une résurgence de 20 l/s présentant un fort courant d'air. Après un porche de 3x8 m, un méandre conduit à un carrefour. Sur la gauche, un affluent de 50 m de long bute sur un laminoir ventilé de 40 cm de haut. La branche de droite passe sous une cascatelle tombant d'un puits de 15 m en éteignoir puis continue avec une section de 3x10 m avec beaucoup moins de courant d'air avant de buter 40 m plus loin sur un siphon. La suite s'atteint par une escalade de 5 m située 20 m avant le siphon. On retrouve ainsi le méandre et son ruisseau sur 50 m, il faut alors contourner une coulée stalagmitique par un petit conduit à droite. 50 m plus loin, une autre coulée barre le passage et ne laisse qu'une étroiture à 3 m de haut. Le courant d'air est important, mais c'est très étroit. [Aymeric Bougnol]

"BOTTAZZI, Jean; LI, Po; FAURE, Nicolas; SANSON, Eric; BOUGNOL, Aymeric; HE, Wei; ZHU, Wenxiao"
Spelunca Mémoires, n° 30 : Voyages en terre chinoise tome 2 : Chapitre 1
Analyse :
Le réseau de Shuanghe se trouve sur le district de Suiyang (Guizhou, Chine). Il se développe dans les dolomies d'un plateau de 78 km2 et de 700 à 1700m d'altitude. 100 entrées y sont inventoriées dont 64 topographiées. La complexe réseau de Shuanghe, 85 km, possède 27 entrées et trois rivières principales. Les paramètres lithologiques, structurels et hydrologiques, et spécialement le niveau de gypse inclu dans la stratification, déterminent le développement de ces grottes dont la formation peut être décomposée en quatre phases. Nous présentons ici la description du massif, l’inventaire des cavités, une approche des facteurs génétiques et les résultats des expéditions 2004 et 2005. (Author, BJ).

1455 caractères - lu : 8 Fois


Piaoshuiyan (23)

C’est une résurgence de 20l/s en été présentant un fort courant d'air.

Accès : en montant dans la gorge dans le prolongement de la rivière sortant de la grotte de Shuangheshuidong, on atteind le pied d'élégantes cascades formant un rideau devant la grotte de Shigaodong.

Piaoshuiyandong est à l’origine des deux cascades que l’on peut voir depuis le bas. Piaoshuiyan, plus en amont dans la gorge, est trop captée pour qu ’on puisse observer clairement la cascade qui s’en écoule.

L’accès le plus simple est de laisser le chemin touristique montant à Shigaodong pour prendre un sentier boueux et raide jusqu’à croiser un petit canal cimenté. Il faut suivre ce canal vers la droite. Il a été construit pour drainer l’eau sortant de Piaoshuiyan, ce qu’il réalise fort mal étant donné sa vétusté. La grotte est située une vingtaine de mètres plus haut que la fin du canal. Un sentier sur la gauche permet d’optimiser la montée à la grotte. Il comporte tout de même un pas d’escalade - facile - de 2 m.

La rivière principale

Après un porche de 3x8m, la galerie conduit à un carrefour. La branche de droite passe sous une cascatelle tombant d’un puits de 27m en éteignoir.

Un peu avant, on observe sur la droite une trémie dont la position et le courant d’air sont cohérents avec une trémie similaire observée dans Piaoshuiyandong. En vis-à-vis de cette trémie, il y a un départ butant sur un siphon étroit au niveau du sol, mais apparemment plus large en plafond : il faudrait grimper. L’amont continue avec une section de 3x10 m avant de buter 40 m plus loin sur un siphon. La suite s’atteint par une escalade de 5 m située 20 m avant le siphon. On retrouve ainsi le méandre et son ruisseau sur 50 m, puis une nouvelle coulée obstrue le passage. Plutôt que de la contourner, il faut monter à son sommet. Le méandre y est plus large, mais on a intérêt à poursuivre en opposition à ce niveau, on shunte ainsi l’obstacle suivant, une nouvelle coulée ne laissant qu’une étroiture sévère comme possibilité de franchissement. C’est elle qui avait bloqué les explorations en 2004. Le courant d’air se recollecte. Après un coude, il faut installer une corde pour descendre un P7. Une descente en désescalade est possible, mais très inconfortable, car il faut ramper en vire dans les choux-fleurs. Après cet obstacle, on retrouve une galerie confortable, avec quelques gros blocs d’effondrement et des zones concrétionnées. Une escalade de 8 m dans le méandre de surcreusement précède une descente en pente douce sur les banquettes de régression, configuration classique des méandres amont et de l’approche d’un nouveau ressaut remontant. C’est sur ce ressaut, une cascade de 7m en deux marches, que l’exploration est actuellement arrêtée. La roche est de mauvaise qualité et glissante, il faudrait prévoir un perforateur et de bons ancrages.

Le petit laminoir ventilé

En reprenant au premier carrefour depuis l’entrée, sur la gauche, un affluent de 50 m de long bute sur un petit laminoir ventilé de 40 cm de haut. Un passage sur le côté gauche évite d’avoir à se coucher dans l’eau pour passer. Il faut ensuite franchir une coulée par le haut, puis on marche au fond d’un méandre large d’1 m et dont la hauteur augmente progressivement pour dépasser 20 m. On passe au pied d’un superbe puits de 34 m de haut avec, semble-t-il, un départ en hauteur. Plus loin, on croise une fracture. Le fond de fracture à gauche est colmaté jusqu’au plafond. Le ruisseau arrive de la droite, d’entre des blocs. On monte sur le remplissage jusqu’à un premier départ sur la gauche.

L’escalade de 17 m

Ce départ est étroit à la base, jusqu’à devenir impénétrable. Il faut monter de 17m pour trouver une suite. On peut alors avancer en opposition sans trop de difficulté jusqu’à un carrefour: par un petit méandre sur fracture on débouche dans un grand méandre fossile avec amont et aval. L’aval, sur la gauche, se poursuit sans histoire pour se colmater progressivement jusqu’à ne laisser qu’un passage de rat. L’amont, sur la droite, présente pour premier obstacle, une coulée de calcite, puis le sol remonte progressivement jusqu’à une trémie avec un peu d’eau qui percole. D’après nos relevés topographiques, il aurait suffi que ce méandre se prolonge horizontalement de 50 m pour qu’il débouche en hauteur dans la galerie amont de Xionghuatang. On est ici passé tout près d’une jonction avec le réseau de Shuanghedong !

L’autre jonction manquée de peu

La suite de la galerie principale est rapidement marquée par un éboulis de très gros blocs dû aucroisement d’une fracture. À gauche, en hauteur, il y a sans doute un passage possible, mais l’escalade -compter 15m- ne se fera pas sans perforateur. À droite, on peut monter jusqu’à un méandre suspendu, cet étage supérieur rejoint en hauteur la galerie principale 150 m en amont. Après les très gros blocs, on peut voir un soutirage sur la gauche. Il rejoint un actif plutôt étroit, mais pénétrable tant à l’amont qu’à l’aval. Un peu plus loin, toujours à gauche, on a un beau puits remontant de 18m suivi d’un court méandre, puis d’une nouvelle escalade d’une petite quinzaine de mètres, en haut de laquelle le méandre est trop étroit et non ventilé. La suite est une galerie confortable. Elle semble bloquée par une escalade de 15 m, correspondant à un ancien niveau de remplissage débourré, mais on peut shunter cet obstacle par un passage inférieur. Derrière, on remonte un chaos de blocs jusqu’à un carrefour avec un passage inférieur retournant en arrière sous le chaos, un passage remontant vers le sommet du méandre fossile et un passage tout droit en laminoir. Le passage remontant est concrétionné. Il oblique vers le sud en direction de Xionghuatang. Hélas, là encore, c’est une trémie qui interdit la jonction avec le réseau de Shuanghedong. Il y a du courant d’air et nous sommes à une trentaine de mètres d’une trémie compatible dans Xionghuatang.

La fracture et la croûte

Le passage tout droit en laminoir est plus ventilé. Après un rétrécissement, on se relève dans une galerie concrétionnée. On redescend jusqu’à un soutirage. C’est ici aussi qu’arrive en plafond le méandre suspendu qui débute au niveau de l’éboulis de très gros blocs. L’actif peut être atteint au fond du soutirage. L’aval n’a pas été vu, son amont est un peu étroit et débouche à un confluent accessible tout simplement en poursuivant la galerie. Au confluent, on a deux amonts, l’amont de la fracture à droite, l’amont de la croûte à gauche.L’amont de la fracture est presque horizontal. Le courant d’air y est sensible et la progression aisée. Au bout de 100m, on passe au pied d’un très beau puits de 42m et 50m plus loin d’un autre puits de 50 m. Ensuite, la base de la fracture est moins volumineuse. On parvient à une zone remontante. Une escalade de 5 m a été faite, elle est suivie d’une autre de 20m. On est dans un niveau marneux, humide, ni pratique ni agréable pour envisager de continuer par ici et d’ailleurs on a perdu l’essentiel de l’actif et du courant d’air.

L’amont de la croûte doit son nom à une escalade très facile sur une fine croûte de calcite. Le méandre qui suit est haut et large. Les choux-fleurs y abondent. Au bout de 50m, on découvre une petite salle. La rivière arrive d’un puits remontant. Le méandre se poursuit jusqu’à une nouvelle petite salle avec une grosse coulée de calcite. L’amont fossile continue. On débouche en lucarne dans le P42 de l’amont de la fracture. Une petite descente sur corde et un pendule suffisent à atteindre la suite du méandre fossile. On y retrouve des gros galets, témoins d’un ancien écoulement puissant. Sans surprise, on arrive en lucarne dans le P50. La traversée a été faite, il semble qu’il faille monter pour trouver la suite. Bien qu’il soit difficile de le ressentir, le courant d’air part sans doute à ce niveau. [Jean Bottazzi]

AUT. VAR (2019) Jean BOTTAZZI, Éric SANSON, Bruno HUGON, Olivier TESTA, Alain MAURICE, Marc GUICHOT, Florence GUILLOT, Cécile PACAUT, Marc FAVERJON, Marc TREMBLAY, Amandine LABORDE, Nicolas FAURE, Emmanuel VITTE, Jessica MORIN-BUOTE, Éric DAVID, Éric LECUYER, Éric MADELAINE, Gilles CONNES. Topographes Jean BOTTAZZI, Éric SANSON, Bruno HUGON, Nicolas FAURE, Olivier TESTA, Barnabé FOURGOUS, Pascal ORCHAMPT, Emmanuel VITTE, Éric DAVID, Marc TREMBLAY, Florence GUILLOT, Fabien MULLET, Marc FAVERJON, Charles BUTIN, Cécile PACAUT, Alain MAURICE, Gilles CONNES, Jes- sica MORIN-BUOTE, Michel ISNARD, Jean-Pierre BARBARY, Patrick LETOURNEL, Marc SÉCLIER, Marc GUICHOT, Vivien MOINAT, Éric MADELAINE, Silvia ARRICA, Silvère PASTUREAU, LIZIXIN, Éric LECUYER, Thierry MONGÈS, Amandine LABORDE, Daniel BETZ, Olivier JÄRMANN, Christian DELAIRE. Coordination, rédaction, synthèse topographique et composition : Jean BOTTAZZI
Spelunca Mémoires n° 39 (2019) Voyages en terre chinoise tome 5. Expéditions spéléologiques franco-chinoises 2011-2019 dans les grottes de Suiyang Shuanghedong
Analyse : gkc-JPB

8204 caractères - lu : 16 Fois


Bibliographie 2



"BOTTAZZI, Jean; LI, Po; FAURE, Nicolas; SANSON, Eric; BOUGNOL, Aymeric; HE, Wei; ZHU, Wenxiao"
Spelunca Mémoires, n° 30 : Voyages en terre chinoise tome 2 : Chapitre 1
Le réseau de Shuanghe se trouve sur le district de Suiyang (Guizhou, Chine). Il se développe dans les dolomies d'un plateau de 78 km2 et de 700 à 1700m d'altitude. 100 entrées y sont inventoriées dont 64 topographiées. La complexe réseau de Shuanghe, 85 km, possède 27 entrées et trois rivières principales. Les paramètres lithologiques, structurels et hydrologiques, et spécialement le niveau de gypse inclu dans la stratification, déterminent le développement de ces grottes dont la formation peut être décomposée en quatre phases. Nous présentons ici la description du massif, l’inventaire des cavités, une approche des facteurs génétiques et les résultats des expéditions 2004 et 2005. (Author, BJ).
Source :

AUT. VAR (2019)
Jean BOTTAZZI, Éric SANSON, Bruno HUGON, Olivier TESTA, Alain MAURICE, Marc GUICHOT, Florence GUILLOT, Cécile PACAUT, Marc FAVERJON, Marc TREMBLAY, Amandine LABORDE, Nicolas FAURE, Emmanuel VITTE, Jessica MORIN-BUOTE, Éric DAVID, Éric LECUYER, Éric MADELAINE, Gilles CONNES.
Topographes
Jean BOTTAZZI, Éric SANSON, Bruno HUGON, Nicolas FAURE, Olivier TESTA, Barnabé FOURGOUS, Pascal ORCHAMPT, Emmanuel VITTE, Éric DAVID, Marc TREMBLAY, Florence GUILLOT, Fabien MULLET, Marc FAVERJON, Charles BUTIN, Cécile PACAUT, Alain MAURICE, Gilles CONNES, Jes- sica MORIN-BUOTE, Michel ISNARD, Jean-Pierre BARBARY, Patrick LETOURNEL, Marc SÉCLIER, Marc GUICHOT, Vivien MOINAT, Éric MADELAINE, Silvia ARRICA, Silvère PASTUREAU, LIZIXIN, Éric LECUYER, Thierry MONGÈS, Amandine LABORDE, Daniel BETZ, Olivier JÄRMANN, Christian DELAIRE.
Coordination, rédaction, synthèse topographique et composition :
Jean BOTTAZZI
Spelunca Mémoires n° 39 (2019) Voyages en terre chinoise tome 5. Expéditions spéléologiques franco-chinoises 2011-2019 dans les grottes de Suiyang Shuanghedong

Source : gkc-JPB


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Expédition 2


Cette grotte a été explorée au minimum par cette (ces) expédition (s) :




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