dong Perte De La Chambre Du Dragon - 龙王塘

Détail


Nom de la grotte : Perte De La Chambre Du Dragon - 龙王塘
Autres noms : Lungwangtang
Province, Préfecture, District :
Chongqing 重庆, Wanxian , Wuxi 巫溪县
Latitude Nord - Longitude Est :
-
Altitude (m) : 1535
Développement (m) : 810
Profondeur (m) : 213
Profondeur - / + (m) : 213 /
Volume (m3) :
Géologie :

1Entrée : Perte De La Chambre Du Dragon 龙王塘,

Carte



Description 2



LUNG WANG TANG (PERTE DE LA CHAMBRE DU DRAGON)

x : 89,75 ; y : 75,70 ; z : 1535 m Développement: 810 m Dénivellation: -213 m

Situation

Le gouffre-perte de la Chambre du Dragon s'ouvre à l'extrémité ouest de la vallée d'Hau Gao, en contrebas du groupe de fermes dominées par l'école du village. Son accès est simple car il suffit de suivre le ruisseau qui parcourt la vallée jusqu'au gouffre, dans lequel il se jette. On veillera simplement à bien repérer son chemin dans le labyrinthe des cultures de tabac.

Description

L'entrée est une vaste doline (50 x 80 ml enfouie sous la végétation et flanquée de quelques jardins cultivés. Le flanc nord de la doline est constitué par une falaise du haut de laquelle se jette le ruisseau. A l'ouest, une vague sente permet d'atteindre le fond de la dépression vers -45 m. De là, débute un superbe puits de 30 m qui rejoint une salle où convergent tous les drainés par la perte (10 x 20 m). Deux autres puits percent le plafond de cette salle, mais leur accès nous a semblé peu évident. En 1999 nous avons équipé le gouffre en suivant le lit du ruisseau principal qui était entièrement sec (verticale de 50 ml. Au bas, après s'être écoulés le long d'un imposant dôme stalagmitique, les différents actifs convergent dans un long couloir (8 x 3 m) creusé dans l'interstrate (pendage 65 à 70°). Rapidement, un nouveau puits de 20 m interrompt la progression, suivi presque immédiatement par un ressaut de 4 m. Au bas, le conduit emprunte de nouveau un interstrate qu'il ne quittera plus jusqu'au fond actuel du gouffre. Lors de nos différentes visites en 1997 et 1999 celui-ci était probablement en étiage assez prononcé et le ruisseau disparaissait progressivement dans le remplissage. En effet, la galerie, horizontale sur une centaine de mètres, joue le rôle de bassin de décantation. Mais, au-delà la pente s'accentue et quelques ressauts avec marmites font leur apparition (R3, R4, R2). Le remplissage est, du coup, moins épais. A -130 m, nous arrivons au terminus de notre exploration de 1997. Un puits de 6 m, que nous avons contourné par une vire, rejoint un élargissement du conduit correspondant au débouché de deux affluents. Celui de droite est une cheminée haute d'une vingtaine de mètres d'où coule un petit ruisselet. A gauche, il s'agit plutôt d'une galerie pentue accessible au prix d'une escalade glissante d'une petite dizaine de mètres. Au delà de ce carrefour, et après quelques courts ressauts, la galerie principale prend de l'ampleur (6 x 4 m). Le sol, occupé par un remplissage de plus en plus épais, se fait plus régulier. Puis, la voûte s'abaisse progressivement jusqu'à former un passage bas dans lequel il faut ramper. Juste avant, deux galeries latérales apportent la totalité du courant d'air. Celle de gauche est une cheminée haute d'une vingtaine de mètres (3 x 4 m). Celle de droite prend la forme d'un méandre remontant débouchant à environ 4 m du sol (escalade à faire). Elle semble être à l'origine de la pus grande partie du courant d'air. Après cette nouvelle confluence, le conduit principal change radicalement de morphologie tout en conservant la même direction générale (ouest). Les dimensions s'amenuisent considérablement (2 x 1,5 m) et l'on parvient assez rapidement au sommet d'une petite série de verticales aux parois polies par les crues et parcourues par une partie seulement du ruisseau. Le reste s'enfouit dans le remplissage et rejoint le réseau principal vers -200 m. Le premier puits (8+3 m) est étroit et glissant. Après un court méandre entrecoupé de marmites, on parvient au bord du second (17 m), barré par un palier occupé lui aussi par deux belles marmites (1,5 m de diamètre). Un troisième ressaut de 4 m aboutit dans une galerie à tendance moins verticale où s'écoule désormais la totalité du ruisseau (-195 m). Quelques ressauts (4 et 3 m) aboutissant dans des bassins profonds, jalonnent le parcours. La galerie prend alors la forme d'un grand méandre sculpté et poli par la rivière. Elle se dédouble par endroit. Des troncs d'arbres coincés au plus haut de la voûte attestent de la violence des crues durant les périodes pluvieuses. A -205 m, la voûte s'abaisse ponctuellement et un remplissage de graviers et de branchages divers occupe une grande partie de la galerie formant probablement une zone noyée en période de crue. Peu après, la voûte se relève et un nouveau ressaut aboutissant dans un bassin profond se présente. Les biefs profonds se font plus nombreux, entrecoupés encore de quelques cascatelles. Puis, alors que l'argile fait son apparition, la cavité devient plus silencieuse ; la voûte s'abaisse progressivement au-dessus d'un lac où flottent de multiples débris de végétation. Après une ultime voûte basse, la galerie s'évase en une salle (5 x .15 m) entièrement occupée par un lac siphonnant (-213 m).

Observations

La perte de la Chambre du Dragon n'a pas livré les résultats que nous espérions et le mystère reste entier quant à la destination des eaux collectées par ce gouffre. La structure géologique (pendage presque vertical) et la position de la perte nous laissaient

supposer une morphologie plutôt verticale de la cavité. Or, il n'en est rien, et le ruisseau s'enfonce dans le massif avec une pente sans aucun rapport avec celle de l'inclinaison des couches. C'est une observation que nous avons également faite dans la perte de Long Tian Ping, au bas du P100. Ce constat est confirmé par la présence d'une zone noyée à la profondeur de 213 m. Quelle en est l'origine? Est-ce un obstacle ponctuel? Voila des interrogations auxquelles il nous est bien difficile de répondre dans l'état actuel de nos connaissances.

Explorations

Une première reconnaissance jusqu'à -130 m a lieu en 1997 (Guy Simonnot, Patrick et Sandrine Degouve) au cours d'un bref séjour à Hau Gao (2 jours). Le 5 août 1999 Patrick et Sandrine, puis Jean-Mi et Ben équipent le gouffre jusqu'à 180 m et dressent la topographie. Le lendemain, Patrick, Sandrine et Schouk atteignent le fond de la perte à -213 m. La topographie est effectuée à la remontée. Le 7 août, nouvelle descente pour Fabrice, Schouk et Patrick qui déséquipent et font quelques photos.

Ouvrage collectif, Synthèse Patrick Degouve Bernard et Josiane Lips avec la collaboration de Fabrice Abréal (dessins), Roger Benvenutti, Maurice Chiron, Patrick Deriaz, Robert Le Pennec, Christian Locatelli, Patrick Schalk, Jean-Marc Verdet, professeur Wan Xinnan et M. Yang Guihe
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage 4ème EXPEDITION SPELEOLOGIQUE EN CHINE, Aventures Karstiques Lointaines 1999-n°4. 120 pages
Analyse :

6306 caractères - lu : 44 Fois


LUNG WANG TANG (PERTE DE LA CHAMBRE DU DRAGON)

x : 89,75 ; y: 75,70 ; z : 1535 m Développement: 402 m Dénivellation : -130 m

• Situation:

Le gouffre perte de la Chambre du Dragon s'ouvre à l'extrémité ouest de la vallée d'Hau Gao, en contrebas du groupe de fermes dominées par l'école du village. Sa situation est simple car il suffit de suivre le ruisseau qui parcourt la vallée et qui se jette dans le gouffre. En revanche, y accéder est moins évident car trouver son chemin au milieu du labyrinthe des cultures de tabac est beaucoup moins enfantin qu'il n'y paraît.

• Description de la cavité:

L'entrée est une vaste doline (50 x 80 m) enfouie sous la végétation et quelques jardins cultivés. Le flanc nord de la doline est constitué par une falaise du haut de laquelle se jette le ruisseau. A l'ouest., une vague sente permet d'atteindre le fond de la dépression vers -45 m. De là, débute un superbe puits de 30 m qui rejoint une salle où convergent tous les ruisseaux drainés par la perte (10 x 20 m). Deux autres puits donnent accès à cette salle, mais les emprunter nous a semblé peu évident.

Après s'être écoulé le long d'un imposant dôme stalagmitique, le ruisseau rejoint un long couloir (8x3m) creusé dans l'interstrate (pendage 65 à 70°). Rapidement, un nouveau puits de 20 m interrompt la progression, suivi presque immédiatement par un ressaut de 4 m. Au bas, le conduit emprunte de nouveau un interstrate qu'il ne quittera plus jusqu'à notre terminus.

Lors de notre visite le gouffre était probablement en étiage assez prononcé et le ruisseau disparaissait progressivement dans le remplissage. En effet, la galerie, horizontale sur une centaine de mètres, joue le rôle de bassin de décantation. Mais, au-delà, la pente s'accentue et quelques ressauts avec marmites font leur apparition (R3, R4, R2). Le remplissage est, du coup, moins épais. Lors de notre unique reconnaissance, un dernier puits de 12 m épuisa le peu de matériel dont nous disposions et il ne nous a pas été possible d'aller au-delà. Cependant, la galerie continue, entrecoupée de ressauts.

• Observations:

Il s'agit d'une perte et il est donc légitime de s'inquiéter des risques de crue. Lors de notre visite, un violent orage sévissait en surface mais nous n'avons pas observé le moindre changement dans le débit du ruisseau. Cela nous laisse supposer que les impressionnantes traces de crues (branchages et tronc coincés à plusieurs mètres de hauteur) sont dues aux chutes d'eau de la période des moussons. En été, la végétation et les cultures abondantes semblent absorber une grande part des précipitations, réduisant considérablement les risques pour le spéléologue.

• Hydrologie:

Nous n'avons pas véritablement trouvé de résurgences en rive gauche de la rivière du Rocher Rouge. Mais nos recherches ne se sont pas étendues très loin vers l'aval. Cependant, la structure géologique (pendage très important) autorise à penser que le réseau peut descendre

jusqu'au niveau de base représenté par le cours d'eau. Cette hypothèse laisse entrevoir un dénivelé potentiel de plus de 1000 m.

• Exploration:

Le gouffre est exploré et topographié par Guy, Patrick et Sandrine le 11 août.

DEGOUVE, Patrick; SIMONNOT, Guy (1999) : La région de Wuxi.-
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage, Aventures Karstiques Lointaines 1997 N°3: 41-63 (2 cartes, 1 fig., 18 topo.).
Analyse : BBS
Expédition d'août 1997 en Chine: cadre géologique et description des principaux phénomènes karstiques reconnus durant l'expédition dans la région de Wuxi. 3,4 km. topographiés sur 25 cavités (Xiou Dong: 1632m., +158m.). (FB).

3261 caractères - lu : 88 Fois


Bibliographie 2



DEGOUVE, Patrick; SIMONNOT, Guy (1999) : La région de Wuxi.-
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage, Aventures Karstiques Lointaines 1997 N°3: 41-63 (2 cartes, 1 fig., 18 topo.).
Expédition d'août 1997 en Chine: cadre géologique et description des principaux phénomènes karstiques reconnus durant l'expédition dans la région de Wuxi. 3,4 km. topographiés sur 25 cavités (Xiou Dong: 1632m., +158m.). (FB).
Source : BBS

Ouvrage collectif, Synthèse Patrick Degouve Bernard et Josiane Lips avec la collaboration de Fabrice Abréal (dessins), Roger Benvenutti, Maurice Chiron, Patrick Deriaz, Robert Le Pennec, Christian Locatelli, Patrick Schalk, Jean-Marc Verdet, professeur Wan Xinnan et M. Yang Guihe
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage 4ème EXPEDITION SPELEOLOGIQUE EN CHINE, Aventures Karstiques Lointaines 1999-n°4. 120 pages

Source :


Images 0



Topographie 1



topographie
Source : Akl

Expédition 2


Cette grotte a été explorée au minimum par cette (ces) expédition (s) :




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