dong Gebihe (Aval) - 革必河(下游)

Détail


Nom de la grotte : Gebihe (Aval) - 革必河(下游)
Autres noms :
Province, Préfecture, District :
Guizhou 贵州省, Anshun Shi 安顺市, Ziyun 紫云
Latitude Nord - Longitude Est :
25.68994 - 106.29912
Altitude (m) : 928
Développement (m) : 10 067
Profondeur (m) : 210
Profondeur - / + (m) : 0 / 210
Volume (m3) :
Géologie :

2Entrée : Gebihe (Aval) 革必河(下游), Tianchuan 天穿,

Carte



Description 1



Résumé

Le système souterrain de la Gebihe se situe au SW du Guizhou, dans le comté de Ziyun, sur le versant sud de la chaîne Miaoling (karst à pitons, ouvalas et poljés). Il se développe dans les calcaires et dolomies du Carbonifère et du Permien, et traverse en grotte-tunnel le flanc du synclinal de Jiaoma selon un tracé E-W. A la résurgence, le débit est de 4 à 5 m3/s à l'étiage et plus de 50 m3/s en crue de mousson (débit moyen estimé : 25 m3/s). Des grottes étagées anciennes ont été recoupées par l'érosion et témoignent de l'abaissement du niveau de base induit par la surrection au cours du Tertiaire.

La partie connue mesure 12 km de développement et 418 m de dénivellation (445 m jusqu'à l'émergence). On distingue un réseau amont de 7,7 km comprenant les deux pertes : Dadong (porche haut de 116 m) et Gebong donnant accès à de grands lacs souterrains. Deux puits d'effondrement géants jalonnent le tracé : un puits de 370 m au début de Dadong et un puits de 210 m au milieu du plateau. Le réseau amont se termine sur deux siphons : l'un dans la galerie active, l'autre dans un vaste conduit évacuant le trop-plein de la rivière en crue (mise en charge de 50 m).

Le réseau aval mesure 4,2 km de développement et a été exploré à partir de la résurgence. A 500 m de l'entrée, il donne accès à la salle des Miaos qui est actuellement la deuxième plus grande salle connue du globe après celle de Sarawak à Mulu (Malaisie). Elle mesure 700 m de long, 200 m de large et au moins 70 m de haut. En crue, elle est parcourue par le trop-plein de la rivière.

Mots-clés : grotte-tunnel, perte, karst à pitons, poljé, ouvalas, aven, salle, lac souterrain, résurgence, Gebihe, Ziyun, Guizhou.

ABSTRACT: THE RIVER SYSTEM OF GEBIHE, ZIYUN COUNTY (GUIZHOU).

The Gebihe underground system is located in SW Guizhou, in Ziyun County, on the south versant of the Miaoling range (cone-karst, ouvalas and poljes). It spreads out in limestones and dolomites of Carboniferous and Permian. It is a tunnel-cave going through one limb of the Jiaoma syncline in an E-W direction. At the resurgence, the discharge is 4 to 5 cumecs at low water and more than 50 cumecs during monsoon floods (about 25 cumecs average discharge). Old cave levels have been cut by erosion and follow the base level lowering caused by the Tertiary uplift.

The known part is 12 km long and 418 m deep (445 m to the resurgence). We discovered a 7.7 km upstream system composed of the two sinkholes : Dadong (its porch is 116 m high) and Gebong, which lead to large underground lakes. Two collapse pitches are on the route : one, 370 m high, at the beginning of Dadong and another, 210 m high, in the middle of the plateau. Downstream, the cave stops on two sumps : one in the main stream and the other in a vast passage draining off the floods (50 m of water rising).

The downstream passages, 4.2 km long, have been explored from the resurgence. At a distance of 500 m from the entrance, the Miaos chamber, 700 m long, 200 m wide and 70 m high, is the second largest known in the world after Sarawak chamber in Mulu (Malaysia). During floods, the river overflows into this room.

Keywords: Tunnel-cave, sinkhole, cone karst, polje, ouvala, aven, subterranean lake, resurgence, Gebihe, Ziyun, Guizhou.

ZUSAMMENFASSUNG: DAS HÖHLENFLUßSYSTEM DES GEBIHE (ZIYUN, GUIZHOU).

Das Höhlensystem des unterirdischen Verlaufs des Flusses Gebihe liegt im Südwesten von Guizhou im Bezirk von Ziyun am Südrand des Bergrückens Miaoling (Kegel, Uvalas, Poljen). Das System hat sich in Kalk und Dolomit aus dem Karbon und Perm entwickelt und unterführt von Ost nach West einen Schenkel der Jiaoma Synklinale. Bei Niedrigwasser schüttet die Resurgenz 4 bis 5 m3 /sec, bei Hochwasser 50 bis mehr als100 m3/sec. Die durchschnittliche Schüttung beträgt 25 m3 /sec. Fossile Gangstrecken wurden durch Erosion angeschnitten und beweisen die Tieferlegung des Vorfluters im Zuge der tertiären Hebung.

Der bekannte Teil der Höhle ist 12 km lang und 418 m tief (bis zur Resurgenz beträgt der Höhenunterschied 445 m). Die beiden Flußschwinden Dadong (ein 116 m hoher Eingang) und Gebong bilden die Eingänge zum 7,7 km langen Oberlauf mit seinen weitläufigen unterirdischen Seen. Zwei riesige Tagschlote markieren den Verlauf, wovon der eine, am Anfang der Dadong gelegen, 370 m hoch ist während der andere mit einem Höhenunterschied von 210 m zur Oberfläche führt. Flußabwärts gelangt man zu zwei Siphons; der eine nimmt den Hauptfluß auf und der zweite (über eine 50 m hohe Schwelle) die Hochwasser.

Der über die Resurgenz erkundete Unterlauf ist 4,2 km lang. 500 m hinter dem Eingang liegt der "Saal der Miao" (700 m lang, 200 m breit und 70 m hoch), der zweitgrößte unterirdische Hohlraum nach der "Sarawak Chamber" in Mulu, Malaysia. Bei Hochwasser durchströmt der Fluß Gebihe diese Halle.

Stichworte : Flußhöhle, Schwinde, Kegelkarst, Polje, Uvala, Tagschlot, unterirdischer See, Resurgenz, Gebihe, Ziyun, Guizhou.

INTRODUCTION

Notre unique objectif dans ce comté est l'exploration systématique de la rivière Gebihe que nous avions reconnue en 1988, ceci à la demande des autorités locales qui souhaitent installer un barrage hydroélectrique en aval du système. A cette époque, nous avions juste eu le temps de repérer la perte principale haute de 116 m, et la résurgence. Les résultats que nous avons obtenus en 1989 ont été au-delà de toutes nos espérances. Nous avons découvert un système qui, de part ses dimensions, sa beauté et son intérêt scientifique, deviendra probablement une référence en la matière. Douze kilomètres topographiés dans des galeries dont les dimensions défient l'imagination, l'une d'entre-elle mesure plus de 150 m de haut. La salle des Miaos dans la partie aval du système devient la deuxième plus grande salle de la planète avec ses 700 m de long, 215 m de large et sa hauteur moyenne supérieure à 70 m. La superficie approche les 120 000 m2 et son volume estimé est de l'ordre de 7 millions de m3.

Mais outre cette avalanche de chiffres, la Gebihe est d'abord un site d'une exceptionnelle beauté, dans une région sauvage et encore préservée. Tout prêt de la résurgence, niché dans un porche fossile trois cent mètres au-dessus du canyon, le village troglodyte de Chadong semble vivre hors du temps... (photo 10). (JPB)

PRESENTATION PHYSIQUE

Le secteur de la Gebihe est situé sur le versant sud de la chaîne Miaoling dont l'altitude moyenne des sommets est de 1500 m (fig. 9, p. 23). Le point culminant, le Leigong Shan (2179 m), se trouve 200 km à l'ENE. Cette chaîne E-W constitue la ligne de partage des eaux entre le bassin du Yangtse au nord et le bassin de la rivière des Perles au sud. Les cours d'eau s'écoulent dans des vallées larges et peu profondes. Plus bas, au niveau de la rupture de pente, elles deviennent plus étroites et plus profondes isolant ainsi de nombreuses unités karstiques. Sur le bord des poljés se développent de nombreux réseaux karstiques horizontaux à plusieurs niveaux témoignant de l'abaissement du niveau de base au cours de la surrection tertiaire. Les bordures des unités karstiques dominant les gorges ont un relief de tours, cônes et ouvalas au fond desquels s'ouvrent de profonds gouffres.

Contexte géologique : Cette région plissée dépend de l'unité géotectonique de la paraplateforme du Yangtse. Les affleurements carbonatés du comté de Ziyun vont du Carbonifère au Trias inférieur, mais la plupart des cavités, dont la Gebihe, se situent dans les calcaires et dolomies du Carbonifère et du Permien dont la puissance totale peut dépasser 1000-1200 m (fig. 30).

Les roches imperméables sont formées à la base par le Dévonien et au sommet par les dépôts clastiques du Trias moyen-supérieur. Des niveaux argileux sont présents dans le Permien de la zone de la Gebihe.

Le plissement d'âge crétacé présente plusieurs orientations : NW-SE au sud et à l'ouest de Ziyun, N-S dans le secteur de la Gebihe (fig. 29, 32). Des formations rouges du Crétacé-Eocène subsistent dans un petit bassin localisé entre Ziyun et la Gebihe.

Géomorphologie : Le paysage se compose de tours, cônes, dépressions et poljés. Zones alluviales et poljés représentent 34 % de la superficie du comté de Ziyun. Dans le secteur de la Gebihe, le sommet des pitons se situe vers 1300-1400 m et les vallées actives vers 930-950 m. La carte des dépressions de la zone nord de la Gebihe (fig. 34) montre une forte densité d'ouvalas multilobés, de chapelets de dépressions et de poljés dont le surcreusement karstique peut dépasser 100 à 150 m (ex : bassin de Shuohang). Localement des avens géants constituent des regards sur les circulations souterraines.

Climat : A la station de Ziyun (fig. 31), le régime climatique est du même type que celui de Zhijin. La température moyenne est de 15,3°C (janvier/5,7°C, juillet/22,7°C). Il tombe en moyenne 1337 mm/an, concentrés sur les mois d'été (992 mm d'avril à aôut, soit 74% du total). L'amplitude pluviométrique va de 1 à 15 (janvier/15,7 mm, juin/241 mm).

LEs reseaux DE LA GEBIHE

Rivière Gebi

Ziyun n° 89/23

Amont : Z = 928 m (perte) Dév. = 7746 m Dén. = - 418 m

Aval : Z = 790 (résurg.) Dév. = 4150 m Dén. = + 100 m

La rivière principale (Gebihe) et son affluent (Shuitanghe) disparaissent sous terre à 930 m d'altitude pour résurger à 790 m. L'essentiel du cours souterrain est accessible et constitue le magnifique réseau décrit ci-dessous. Celui-ci présente deux parties : un réseau amont de 7,7 km formé par les deux pertes pérennes et un réseau aval de 4,2 km accessible par la résurgence. La jonction entre ces deux tronçons n'a pu être réalisée en raison de l'existence de siphons, l'un dans la galerie active, l'autre dans une galerie semi-active suspendue (fig. 33, 35). (BCo.)

Hydrogéologie : Le système souterrain de la Gebihe se situe à 20 km au SE de Ziyun, tout près du village de Gebong. Cette grotte-tunnel géante est formée par la perte de deux rivières de taille et d'origine différentes : la Gebihe et la Shuitanghe. Il traverse d'ouest en est le flanc occidental du synclinal de Jiaoma et résurge ensuite près de l'axe du synclinal, non loin d'une grande faille N-S exploitée par le cours aval de la Gebihe aérienne (fig. 32, 34). Le réseau se développe d'abord dans les calcaires du Carbonifère (C1d, C2-3), puis dans ceux du Permien inférieur (P1). Le pendage est de 27° avec une direction est.

La Gebihe draine un vaste bassin de 2400 km2 dans des terrains sédimentaires allant du Dévonien au Trias. A la résurgence le débit moyen est de 25 m3/s environ avec un étiage supérieur à 5 m3/s. Compte tenu de l'amplitude des précipitations, le débit peut dépasser 50 à 100 m3/s en saison des pluies, ce qui expliquerait des mises en charge de plus de 50 m dans la partie intermédiaire du système.Celles-ci provoquent un refoulement des eaux jusqu'au niveau des pertes.

Au nord de la Gebihe, le synclinal de Jiaoma (fig. 32) est drainé par de petites rivières souterraines dont l'une a été jaugée à 300 l/s à l'étiage. Elle rejoint probablement le système.

Le faciès chimique des eaux est purement karstique, avec peu de sulfate (< 30 ppm), de chlorure (< 3 ppm) et de sodium (< 3 ppm). Le long du cours souterrain, la saturation des eaux augmente légèrement, les teneurs en HCO3 passant de 130 à 200 ppm et le TH de 7,2 à 9,2°H. Il n'y a pas de CO2 agressif.

B. LE RÉSEAU AVAL

La marche d'approche jusqu'à la résurgence est très belle :  depuis la perte, quatre heures à cheminer entre les pitons et les ouvalas, les hameaux et les champs de maïs. La descente vers la vallée où résurge la rivière comporte la traversée d'un énorme porche sec, relique d'un ancien fleuve souterrain qui passait au moins 250 m plus haut que le cours actuel.

1. La résurgence

Le porche de la résurgence est impressionnant : 40 m de large et 50 m de haut. Il s'agit probablement d'une ancienne salle alternativement remblayée - on trouve des remplissages bréchiques presque jusqu'à son sommet - et recreusée en régime noyé comme le montrent les nombreuses coupoles recoupant la roche ou les brèches. Actuellement, son sol est surcreusé suite à l'incision du canyon situé en aval de la grotte.

 Le lac d'entrée est entrecoupé de deux rapides qu'il était un peu difficile de remonter en novembre, en saison sèche. On imagine le torrent impétueux qui doit jaillir ici pendant la saison des pluies, rendant toute incursion sous terre hasardeuse. Le second de ces rapides se trouve à 300 m de l'entrée, immédiatement à l'aval de l'endroit où les eaux apparaissent, entre les éboulis du bas de la grande salle (point 8) (fig. 35).

2. La salle des Miaos

(fig. 36)

A cet endroit précis débute l'une des plus grandes cavernes de la planète. Les qualificatifs habituels (énorme, titanesque, dantesque, dément...) sont impuissants à rendre l'impression d'immensité de ce paysage souterrain. Qu'on en juge : 700 m de long sur 215 m de large, soit 12 hectares de superficie et un volume compris entre 7 et 10 millions de m3, soit 2 à 3 fois celui de la salle de la Verna dans le gouffre de la Pierre Saint-Martin. Par sa taille,  c'est actuellement le second vide souterrain connu sur Terre après la salle Sarawak, dans le karst de Mulu, au nord de l'île de Bornéo. Nous n'en avons perçu l'étendue que quand l'équipe s'est dispersée pour chercher une paroi à suivre, tant il est vrai que sous terre, le spéléologue aime "coller" à quelque chose de ferme.

 Le plancher est recouvert d'énormes blocs arrondis de 2 à 5 m de haut. Les parois sont le plus souvent recouvertes d'énormes coulées stalagmitiques et de gours sur 20 à 60 m de haut. La voûte est difficile à distinguer, mais elle semble dessiner deux vastes cloches d'effondrement qui atteignent vraisemblablement plus de 100 m de haut, séparées par un ensellement qui ne ferait "que" 70 m de haut.

 Cette salle s'est formée le long du trajet principal de la rivière, par effondrements successifs dans le cours actif dont le tracé ne semble pas avoir beaucoup changé au cours des siècles. L'écoulement d'étiage (5 m3/s) se fait sous quelques dizaines de mètres de blocs et on ne perçoit son murmure qu'en quelques endroits. Une circulation d'étiage au moins partielle par d'autres conduits que cette salle n'est pas exclue, puisque la perte se situe loin en amont de la salle elle-même (point 6).

 Par contre, pendant les crues, le niveau de l'eau monte suffisamment (80 m) pour déboucher au point haut en amont de la salle (point 7). Celle-ci est alors traversée par un torrent impétueux (la dénivellation de la salle dépasse 100 m) qui a poli les blocs rocheux. Le spectacle d'un fleuve souterrain cascadant sur ces rochers doit être assez impressionnant, mais il ne ferait pas bon traîner sous terre à cette saison.

 Par petite crue, le niveau de l'eau monte dans la zone siphonnante (points 4 et 5) et s'écoule dans les pertes de crues (point 6). Les troncs de 10 m abandonnés indiquent la violence du courant. Le trop-plein du torrent se fait dans une rampe de gros graviers (entre les points 6 et 7) qui tapissent le sol d'une galerie de 5 m de diamètre.

 Quand on monte du centre de la salle vers ses parois, l'aspect des blocs change radicalement. Au centre, ce sont des rochers polis, usés par l'érosion, luisants comme les parois d'un canyon. En montant, ils laissent peu à peu place à des roches sèches et rugueuses, couvertes de microconcrétions à patine noire. L'atmosphère elle-même semble évoluer et donne une fausse impression de chaleur quand on monte. En réalité, il fait approximativement 18°C dans toute la salle, soit une température plus forte que la moyenne annuelle de la région. Cette anomalie (positive d'environ 4°C) est certainement liée à l'énorme apport calorifique des crues estivales.

 Comme l'atmosphère est un peu sèche et qu'il y a peu de matière organique, les parties hautes de la salle sont dépourvues de faune. Par contre, les zones siphonnantes  et les pertes encombrées de bois recèlent une faune assez riche : poissons (peu pigmentés mais bien oculés), diplopodes, criquets, araignées, collemboles...

 Quelques énormes stalagmites se lancent à l'assaut des voûtes de la grande salle. L'une d'entre elle atteint 38 m de haut et pourtant il lui faudra encore doubler de taille pour atteindre le plafond ! Ces concrétions énormes donnent une idée du grand âge de la salle, mais il n'est pas encore né celui qui pourra les dater en prélèvant une carotte dans leur coeur ! En amont de la salle (point 7) se développe une grande galerie très droite, au sol tapissé d'argile de décantation. Elle descend en pente douce jusqu'à un siphon (point 5) qui est le frère jumeau de celui qui termine le réseau amont (point 4) (fig. 35). D'après les levés topographiques, il n'y a là que quelques centaines de mètres à plonger pour réunir ces deux fabuleux réseaux. (BCo)

3. L'affluent aval

Un gros affluent rejoint le cours principal à 200 m en amont de la résurgence d'étiage (fig. 35). Cet affluent a été remonté jusqu'à un joli siphon qui serait plongeable. Son débit est important, de l'ordre du m3/s, et la confluence des deux écoulements a dû favoriser la formation de la partie aval de la grande salle. Les crues doivent y être moins importantes, peut-être parce que son bassin-versant est en grande partie constitué de roches karstiques, alors que celui du cours principal est en majorité formé de roches peu perméables, favorisant un ruissellement rapide des eaux de pluies. L'affluent correspondrait peut-être à la perte située à 3 km au NE de la grande résurgence (bassin-versant de 20 km2). Le cours de cet affluent est de plus en plus surcreusé vers l'aval, et nous l'avons abandonné alors qu'il s'enfonçait dans un canyon souterrain étroit et peu engageant. Par contre, de belles galeries bien concrétionnées se développent en voûte et communiquent avec la grande salle. Elles constituent un petit labyrinthe où nous avons réussi à nous perdre ! (BCo.)

BARBARY, Jean-Pierre; BOTTAZZI, Jean; COLLIGNON, Bernard; ZHANG, Dachang; MAIRE, Richard; MOUDOUD, Jean-Luc; CHEN, Shicai (1991): Le système de la rivière Gebihe (Ziyun, Guizhou).-
Karsts de Chine, expé Gebihe 89 - Karstologia Mémoires n°4:
Analyse : BBS
Présentation physique, description du réseau. (RL).

18384 caractères - lu : 42 Fois


Bibliographie 8



BARBARY, Jean-Pierre; BOTTAZZI, Jean; COLLIGNON, Bernard; ZHANG, Dachang; MAIRE, Richard; MOUDOUD, Jean-Luc; CHEN, Shicai (1991): Le système de la rivière Gebihe (Ziyun, Guizhou).-
Karsts de Chine, expé Gebihe 89 - Karstologia Mémoires n°4:
Présentation physique, description du réseau. (RL).
Source : BBS

Expédition Gebihe 1989 (1993): La rivière souterraine de la Gebihe, Province du Guizbou, Chine méridionale.-
Spelunca n°49: p.39-44, 5fig., 5ph.
Présentation géographique de la région, description de la cavité et de son environnement. (RL).
Source : BBS

COLLIGNON, Bernard (1992): The underground Gebihe River (Guizhou Province, China).-
International caver No.5: 12-18 (phot.; area map, 1 survey) ( rés. franç. ; germ and span. summ.)
A sino-french expedition explored and mapped in 1989 a total of 57 km of caves; the main target of the expedition was the cave system formed by the Gebihe river and the Shuitanghe river draining 2400 sqkm; the system is excavated in Carboniferous limestone and consists of an Upstream section (7,75 km/-418 m, beginning with two sinks) and a Downstream section (4,15 km/+100 m, with the resurgence). A geomorphological evolutioon scheme is proposed. (RB)
Source : BBS

BARBARY, Jean-Pierre (1992): Rêve de Chine - Gehibe 89: 57'000 m de premières.-
Spéléo, n°8: 3-6 (1 topo grand format).
Prospection à travers la Chine du Sud, présentation sommaire des résultats consignés dans Karstologia Mémoires 1991, n°4. Conseils pour explorer ce pays. (RL).
Source : BBS

GEBAUER, H. Daniel (1990) : Gebihe’89. 57 Kilo Höhlenmeter in China.-
Abseiler, Nr. 11 : 17-24, Höhlenteilpläne Schwäbisch Gmünd 1990
Bericht über eine deutsch-französische speläologische Expedition in Guizhou.
Source : BBS

GEBAUER, Herbert Daniel (1991): GEBIHE 89 - die unbekannten Flüsse.-
Mitt. Verb. dt. Höhlen- u. Karstforsch., 37 (1): 4-6, 3 Abb., München 1991
Kurzbericht über eine Expedition in den chinesischen Provinzen Guizhou, Sichuan und Hubei. Mehrere aktive Grosshöhlen werden beschrieben. Engl summary und franz. résumé. Unter "Anschrift der Autoren" ist auch Jean-Pierre BARBARY genannt. (DZ)
Source : BBS

MAIRE, Richard (1999) : La grotte-tunnel géante de la Gebihe (Guizhou, Chine).-
Actes des neuvième Rencontre d'Octobre, Cahors 1999- éd. Spéléo. Club Paris/CAF : 79-86 (4 fig., 2 pl., ph.).
Situation, description, morphologie, genèse. L' hypothèse du creusement serait l' abaissement de pertes allié au processus d'hystérésie d'où un retard d'un phénomène par rapport à un autre (RL).
Source : BBS

ZHANG, Shouyue (1993): Grand caves of China.-
Proceedings XI Intern. Congress of Speleology, 2nd-8th August 1993, Beijing 1993: 236-237 (3 tab.) (chines. summ.).
Lists 21 caves with more than 200 m in elevation (Zhaidong -552 m; Gebihe -445 m, Wuajidong -430 m etc.); and 19 caves with more than 4,8 km in length (Tenglongdong 33,52 km; Duobingdong 17,2 km; Baimodong 13,7 km etc.). (RB).
Source : BBS


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