dong Mahuangdong - 麻黄洞

Détail

Mahuangdong est une entrée de :
Shuanghedongqun - 双河洞
Nom de la grotte : Mahuangdong - 麻黄洞
Autres noms : Grotte Du Lin Jaune
Province, Préfecture, District :
Guizhou 贵州省, Zunyi 遵義, Suiyang 绥阳
Latitude Nord - Longitude Est :
28.243219 - 107.289488
Altitude (m) : 750
Géologie : Cambrien moyen-supérieur (Loushanguan) Ꞓ2-3ls

0Entrée :

Carte


Description [1]




Analyse :

caractères - lu : Fois


2 . Mahuangdong - Grotte du Lin Jaune

Code : K5 - Village : Wenquan

Lat. : 28°14’40,8” - Long. : 107°17’22,5” - Alt : 720 m

Depuis Guihua, il faut cheminer à travers les terrasses en direction du porche de Hejiaodong, bien visible à l’ouest. Le porche de Mahuangdong (15 x 25 m) apparaît alors sur la gauche.

3. Description de la traversée Hongzaozidong-Mahuangdong

La description du réseau s’articule autour de la traversée Hongzaozidong-Mahuangdong. La base de la doline-puits d’entrée de Hongzaozidong est grandiose. Une rivière arrive d’un profond canyon tandis qu’une cascade de 80 m vient grossir son flot. La perte débute par un porche de 20 x 20 m, mais la rivière, d’un débit de 10-15 l/s à l’étiage, se perd dans les 50 premiers mètres à travers les cailloux.

Les réseaux d’entrée (galeries de la Dormeuse et du Brouillard). A 40 m de l’entrée de Hongzaozidong, en rive gauche, se développe une première branche fossile : la galerie de la Dormeuse. Celle-ci mesure 15 m de large pour 4 m de hauteur et se dirige vers le SSE sur plus de 700 m. Le plancher est jonché de blocs, de tas de cailloux et de sable. L’exploitation a totalement transformé la galerie originelle. Le conduit aboutit sur un puits de 44 m. A sa base, une salle circulaire de 12 m de diamètre donne accès à deux petites galeries situées du coté gauche, à deux niveaux. La galerie supérieure a été parcourue sur 100 m et n’a pas été topographiée. L’exploration s’est arrêtée au sommet d’un puits de 6 m. La galerie inférieure, dite galerie du Gypse, débouche sur un puits de 10 m. A sa base, après une salle de 5 m de large, une galerie sinueuse se prolonge sur 200 m par un méandre déchiqueté et recouvert de gypse. L’étroiture aquatique terminale n’a pas été franchie.

100 m après le porche d’entrée de Hongzao, en rive gauche, le réseau du Brouillard débute par une galerie de 15 m de large sur 5 m de haut. Au bout de 100 m, on bute sur un ressaut de 4 m que l’on franchit en vire sur le côté gauche. Après 400 m de progression, on arrive à un vaste puits de 45 m, le puits de la Dyneema. Au fond, débute la galerie des Regrets, large de 30 m et haute de 10 m, qui renferme de superbes remplissages. Au bout de 300 m, sur la droite, une galerie de 2 m de large a été visitée sur 20 m. En poursuivant la galerie des Regrets, on passe un premier carrefour 100 m plus loin, une rampe de 30 m, puis un second carrefour. Au nord, la galerie du Gypse arrive perpendiculairement 500 m plus loin sur un conduit rectiligne de 300 m aligné sur une faille N060°. En revenant au carrefour, la galerie principale se poursuit par une conduite forcée. La progression se fait ensuite dans un trou de serrure jusqu’à une bifurcation donnant dans un méandre (2 x 10 m). En amont, on découvre rapidement une galerie sur fracture, orientée au sud, se terminant sur un puits de 25 m non descendu et un gros méandre. A l’aval, au bout de 200 m, la galerie de 8 m de large se termine sur un balcon dominant un grand carrefour.

En revenant au bas du plan incliné de 30 m, dans une zone fracturée, on débouche dans la galerie de la Gouille qui passe au bout de 150 m sous l’arrivée en balcon. A partir de là, deux galeries n’ont pas été terminées : une vasque non franchie et à droite, sur une coulée de concrétions, un conduit supérieur donnant sur un puits de 15 m non descendu retombant probablement derrière la vasque.

Du puits des Pendules à la salle du Nœud. A 50 m de l’entrée de Hongzaozidong, la galerie est complètement remaniée par d’anciennes exploitations de gypse. On y trouve des fours, des sentiers, des tranchées et quelques chaises et tables formées par des assemblages de blocs. Après la bifurcation (galerie du Brouillard), la progression s’effectue au nord dans une galerie de plus de 30 m de large avec de grandes vires permettant d’éviter les marmites du canyon. En hautes eaux, la rivière souterraine circule jusqu’à un puits-perte non descendu. 30 m avant, en rive gauche, l’énorme conduite forcée se poursuit tandis qu’en rive droite, une galerie moins vaste (15 x 20 m) donne directement au sommet du puits des Pendules, profond de 80 m, qui constitue un regard sur le collecteur appelé rivière Timide. Le puits des Pendules débute par une verticale de 21 m aboutissant sur un vaste palier. Après une seconde verticale de 30 m, on pendule dans une galerie horizontale bien ventilée se dirigeant plein sud. Il s’agit d’une superbe conduite forcée, propre et lisse, surcreusée par un large méandre. Quelques bouts de bois attestent l’importance des crues de mousson. On arrive rapidement à la base du puits-perte mentionné plus haut.

En pendulant de l’autre côté, vers le nord, on débouche dans une grande salle en balcon au-dessus du collecteur. La galerie fossile située en rive droite mesure 20 m de large, 15 m de haut et 5° de pente moyenne. En rive gauche partent successivement une petite conduite forcée, des laminoirs et deux galeries dont la galerie du Nid, longue de 160 m. Celle-ci a une largeur de 6 à 9 m pour 2,5 m de haut. Sèche en février 2001, elle est innondée régulièrement pendant la saison des pluies comme l’indiquent l’argile humide et des brindilles collées au plafond. On entend la rivière à plusieurs reprises grâce à des regards ; au bout d’une centaine de mètres, le conduit est interrompu par un ressaut de 4 m. La galerie se prolonge en face, s’élargit rapidement à 8 m et jonctionne avec la galerie menant à la rivière.

Cet ensemble de conduits accède à différents niveaux de la rivière Timide. Plus loin, on pénètre dans une salle de 50 m de large où tombe une cascade. A sa base, la boue fait son apparition et les galeries qui la prolongent sont probablement noyées lors des crues. A l’aval, on laisse successivement un petit amont actif en rive droite, une courte galerie effondrée en rive gauche, un puits remontant arrosé et la salle des Brumes en rive droite. A partir de ce point, la section de la galerie se rétrécit. On perd temporairement le petit ruisseau pour le retrouver à une bifurcation. A gauche, l’aval se poursuit en se rétrécissant avant de rejoindre le laminoir des Poissons. Sur la droite, la galerie s’agrandit au niveau de la jonction avec la salle des Brumes. Le parcours, accidenté et glissant, mène à la salle de la Cascatelle au sommet de laquelle arrive la boucle des Pieds Nus où des traces de pieds nus insolites ont été découvertes si loin de toute entrée connue. En bas de la salle des Brumes, plusieurs branches parallèles permettent d’accéder à la salle du Nœud.

De la salle du Nœud à Mahuangdong (la jonction). La salle du Nœud présente plusieurs départs. En bas, une galerie se termine sur des siphons. Nous sommes remontés par l’une des deux galeries ouest. A l’est se trouve l’accès à l’amont Improbable. Au nord (en haut) démarre la galerie des Pieds Nus et l’étage des Sauvages. A l’est, à mi-hauteur, un couloir mène à une trémie qu’il faut descendre. Rapidement, on arrive au gros carrefour où s’est faite la jonction entre Hongzaozidong et Mahuangdong. Sur la droite, une large galerie mène à trois puits situés à l’aplomb de la salle du Nœud. Tout droit, un vaste laminoir accède à la base d’une escalade sur coulée stalagmitique. On emprunte sur la gauche un conduit confortable parcouru par un fort courant d’air, puis on parvient rapidement au puits des Planches à Clous qui n’a pas été exploré. La suite, située à main gauche, est aisée jusqu’à la base de la salle de la Boucle. On gravit alors un raide talus en suivant la paroi ; après le franchissement d’un large laminoir, on arrive à l’extrémité sud de la Grande Ligne Droite. A mi-chemin, on observe des fours tandis que les écoulements convergent vers l’Avont Actif, sorte d’amont-aval aux parois déchiquetées par la dissolution. La suite est évidente jusqu’au terminus Nippon marqué par une petite descente en opposition suivie d’une escalade sur escalier. Le réseau se ramifie alors en un petit labyrinthe donnant accès finalement au porche d’entrée de Mahuang.

Dans la Grande Ligne Droite, une petite perte en conduite forcée quitte la galerie principale. Un ressaut marque l’arrivée dans une galerie sur fracture parallèle à la Grande Ligne Droite. Après un secteur large (10 x 20 m), on arrive à une nouvelle perte, sans courant d’air et aquatique. A partir de là, il faut ramper dans un laminoir. Derrière, un ressaut délicat donne dans une salle. A son extrémité, la galerie se poursuit en ligne droite jusqu’à la salle de la Boucle.

Le collecteur de la rivière Timide. Au nord du puits des Pendules, après une conduite forcée remontante au profil déchiqueté, un grondement sourd annonce le collecteur du réseau. On arrive dans un très vaste laminoir incisé par un canyon au fond duquel coule la rivière Timide. La suivre vers l’aval est un jeu intéressant, il faut choisir sa rive et les endroits les moins impressionnants pour traverser. On peut aussi, à quatre pattes dans le laminoir, échanger l’adrénaline contre des bleus aux genoux. Le laminoir est également entaillé par un canyon fossile, profond de 2 m, lui-même recoupé localement par le canyon actif plus récent. Un affluent impénétrable vient doubler le débit. Progressivement, le fond du canyon est remblayé par des cailloux et on peut prendre pied dans une rivière large de 2 m débitant 400 l/s. Après un abaissement du plafond, la rivière disparaît dans un étroit boyau. A ce niveau démarrent les galeries de la Brindille dont les ramifications boueuses se terminent sur une voûte mouillante balayée par un puissant courant d’air. Au-delà, 500 m de conduits ont été reconnus avec une petite rivière amont non terminée. Au niveau de la perte de la rivière Timide, sur la droite démarre une belle galerie de trop-plein donnant sur le laminoir des Poissons. Un premier affluent en rive droite n’est autre que le petit actif rencontré à proximité de la salle des Brumes. Plus loin, toujours en rive droite, une galerie rejoint le conduit principal situé en aval de la salle où débouche la boucle des Pieds Nus. Finalement, le laminoir reprend de la hauteur, devient un beau méandre, mais se termine sur un siphon à la base d’un puits remontant.

Lorsque l’on prend le temps de s’arrêter, on remarque que les laisses d’eau sont habitées. Nous avons ainsi pu observer un poisson d’un peu moins de 10 cm de long, d’aspect tout à fait commun si ce n’est sa couleur blanc-rosé. Mais sa vivacité et la taille de la vasque ne nous ont pas permis de l’attraper. Dans la même vasque, nous avons eu la chance de capturer un têtard (cf. p 192).

Le réseau de l’Amont Improbable. Il a été découvert en bas de la salle du Nœud dans un entrelacs de fractures et trémies noires et déchiquetées. On prend pied dans un laminoir sinistre qui recoupe rapidement un conduit où l’on peut progresser debout. Un départ à droite absorbe tout le courant d’air. Le laminoir de gauche passe devant une belle marmite puis mène à une petite salle où coule une puissante rivière de 500 l/s baptisée rivière du Savon Noir. Elle correspond au collecteur retrouvé, mais disparaît dans un siphon après un parcours sur des vires glissantes. Si l’on revient 500 m en arrière, au niveau du laminoir aquatique balayé par le violent courant d’air, on peut emprunter un passage extrêmement discret sur la gauche menant à la Gouille du Rat (traces de pattes). Sur la droite, une progression désagréable de 100 m mène à un petit ressaut au-dessous duquel un autre laminoir aboutit à un gros affluent, large et boueux, dénommé l’Amont Improbable. A l’aval, on rejoint une rivière plus puissante de 100 l/s provenant d’un siphon en rive droite et qui se poursuit par une large galerie méandriforme s’achevant aussi sur un siphon.

A l’amont, la progression se complique : le méandre est un peu trop large, beaucoup trop boueux et les marmites sont trop profondes. Nous sommes dans l’Amont Improbable, le bien nommé. En rive gauche, la rivière a été remontée dans un système de boyaux étroits long d’une centaine de mètres. La galerie fossile reste très boueuse. Le courant d’air s’enfile dans un laminoir sur la gauche donnant rapidement accès à un puits de 11 m. En bas, une rivière de 100 l/s n’a pas été suivie. Le courant d’air provient d’une galerie boueuse remontante. Il nous invite à traverser une profonde laisse d’eau. Derrière, on arrive perpendiculairement à une galerie. Nous n’avons fait que 50 m à gauche. A droite, une ancienne conduite forcée remonte progressivement et quitte l’étage boueux. Tout le courant d’air en provient, mais nous ne l’avons pas suivi jusqu’au bout faute de temps. En chemin, sur la gauche, une vaste galerie rectiligne amorce une lente et régulière descente vers la boue. Nous avons simplement topographié le début de l’aval, baptisé rivière de l’Horreur à cause des difficultés de progression dues à la boue.

L’étage des Sauvages. Cet étage fossile concrétionné se situe au sud de la salle du Nœud après une escalade dans les coulées de calcite. Sur la gauche, une vire mène à un large puits de 30 m situé au-dessus de la trémie que l’on peut franchir sur la droite. Sur le plancher argileux on remarque les empreintes de pas de deux anciens explorateurs aux pieds nus. Après une zone labyrinthique, la galerie se fait régulière et très esthétique. Puis, le plafond s’abaisse au niveau d’un laminoir long de 10 m, suivi par la galerie des Pelures qui est recouverte de fines couches de calcite se détachant du plafond. Progressivement, le remplissage fin amenuise le passage jusqu’à le rendre impénétrable. D’après la topographie, nous sommes à proximité de la surface, dans la vallée montant à Hongzaozidong, en rive gauche. C’est par cette entrée, aujourd’hui colmatée, que les anciens explorateurs ont visité la grotte en utilisant sans doute des torches en bambou. Compte tenu de l’évolution morphologique et sédimentaire avancée de la galerie, cette exploration date probablement de la Préhistoire.

Bibliographie [3]


Aut. Var.(1992) : Guizhou China '91 Expedition Report (1988-1991).
95 pp., en japonnais, sommaire anglais, 16 cartes et figures., 25 topos plan et coupe, 59 phot n&b, 5 photo couleurs.

Source : gkc_ JPB

"MAIRE, Richard; BARBARY, Jean-Pierre; ZHANG, Shouyue; VANARA, Nathalie; BOTTAZZI, Jean"
Karstologia Mémoires, n° 9 : 562 p.
"Cet ouvrage synthétise les travaux des six expéditions organisées par le P.S.C.J.A. dans les provinces chinoises du Yunan, Guizhou et Liaoning entre 1997 et 2001. Il est organisé en trois livres traitant de : 1) les résultats des explorations, contenant inventaires, descriptions, cartes et topographies des 144 cavités explorées ; 2) l'environnement karstique, études approfondies sur des thèmes scientifiques ciblés ; 3) la spéléologie en Chine, sous l'angle historique et avec le récit des dernières expéditions. Les karsts sont ainsi numérisés depuis l'échelle géographique à microscopique selon des critères d'analyses aussi diversifiés que la géomorphologie, les indicateurs du milieu, le fonctionnement hydrochimique, l'écologie, le développement local et l'histoire de la spéléologie. (BJ)."
Source :

"BOTTAZZI, Jean; LI, Po; FAURE, Nicolas; SANSON, Eric; BOUGNOL, Aymeric; HE, Wei; ZHU, Wenxiao"
Spelunca Mémoires, n° 30 : Voyages en terre chinoise tome 2 : Chapitre 1
Le réseau de Shuanghe se trouve sur le district de Suiyang (Guizhou, Chine). Il se développe dans les dolomies d'un plateau de 78 km2 et de 700 à 1700m d'altitude. 100 entrées y sont inventoriées dont 64 topographiées. La complexe réseau de Shuanghe, 85 km, possède 27 entrées et trois rivières principales. Les paramètres lithologiques, structurels et hydrologiques, et spécialement le niveau de gypse inclu dans la stratification, déterminent le développement de ces grottes dont la formation peut être décomposée en quatre phases. Nous présentons ici la description du massif, l’inventaire des cavités, une approche des facteurs génétiques et les résultats des expéditions 2004 et 2005. (Author, BJ).
Source :


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