dong Zhangjiayankoukeng -

Détail


Nom de la grotte : Zhangjiayankoukeng -
Province, Préfecture, District :
Sichuan 四川省, Mianyang Shi 绵阳, Beichuan 北川羌族自治县
Latitude Nord - Longitude Est :
31.901 - 104.67427
Altitude (m) : 1360
Développement (m) : 2 355
Profondeur (m) : 449
Profondeur - / + (m) : 449 /
Volume (m3) :
1Entrée : Zhangjiayankoukeng ,

Carte



Description 2



Situation

La cavité est située à une petite demi-heure de marche du complexe hôtelier au bord d’un des chemins touristiques du parc «de la montagne médicinale ». La cavité s’ouvre par un très beau puits. La fraîcheur due au fort courant d’air soufflant se traduit par une nappe de brouillard qui traverse le chemin.

Exploration

* Mercredi 29 juillet 2009, Anthony Geneau, Mélissa Lagrède, Christian Locatelli et Bernard Lips font une première reconnaissance dans cette cavité qui nous a été signalée la veille. Ils topographient 885 m de galeries avec arrêt au sommet d’un grand puits. TPST : 8 h.

* Jeudi 30 juillet 2009, Anthony Geneau, Mélissa Lagrède, Alex Schalk et Jean-Marie Briffon équipent une centaine de mètres de puits et topographient 219 m de galeries. Ils s’arrêtent sur un actif qui s’écoule dans une galerie en pente. Le courant d'air est net malgré la section.

TPST : 8 h 30.

* Samedi 1er août 2009, Anthony Geneau, Mélissa Lagrède et Josiane Lips explorent et topographient 602 m de galeries. Ils avancent rapidement dans une magnifique galerie qui descend régulièrement sans obstacles. Arrêt à l’entrée d’une salle à -317 m. L’équipe déséquipe la cavité en remontant.

TPST : 9 h. La cavité développe 1706 m pour un dénivelé de -317 m.

* Mardi 16 août 2011, premier jour de notre séjour sur la zone, Anthony Geneau, Bernard Lips et Claire Falgayrac rééquipent la cavité puis descendent au terminus 2009. Ils lèvent 160 m de topographie. TPST : 9 h.

* Mercredi 17 août, Anthony Geneau, Fred Delègue et Frédo Poggia continuent l’exploration, levant 689 m de topo et butant à -449 m sur une diaclase impénétrable. Ils déséquipent la cavité. Ils subissent à la remontée une crue importante due à un violent orage. TPST : 15 h.

Description

La cavité s’ouvre par un P33, équipé à partir d’un arbre puis fractionné.

* On prend pied dans une vaste galerie descendante qui ne mène qu’à un petit réseau sans continuation et à une importante arrivée d’eau qui provient d’un puits remontant.

* A la base du puits d’entrée, il faut gravir un petit ressaut à droite pour accéder à la suite. Un nouveau petit ressaut se descend facilement en escalade. La galerie principale se poursuit en face. Elle s’arrête sur un puits remontant (base du puits à -42 m) et une galerie remontante colmatée à -33 m (présence de feuilles) au bout d’une bonne centaine de mètres. Peu avant ce terminus, deux diaclases, facilement franchissables, coupent le sol de la galerie.

Une descente de 5 m (puits à équiper) mène à une galerie perpendiculaire à la précédente, se dirigeant vers le sud-est. Un nouveau changement de direction permet de retrouver la direction nord-est. La présence d’un courant d’air très sensible permet de trouver facilement le bon chemin.

Un passage ponctuel étroit amène dans la longue « salle Déclive ». Pour continuer vers l’aval, il faut traverser en évitant de descendre au fond puis descendre à l’extrémité de la salle pour rejoindre une galerie de taille plus humaine, suite logique, qui bute sur une zone de puits : les puits Mélissa. Nous sommes à -72 m. Les puits Mélissa amènent à -188 m et aboutissent dans une zone complexe due à la présence d’une importante fracture de direction nord-ouest / sud-est. Le courant d’air permet de trouver la suite : un P8 conduit à une grande galerie en forte pente parcourue par un actif. La progression y est rendue délicate du fait de nombreuses marmites et du rocher cassant.

A l’occasion d’un changement de direction (direction nord-est), la galerie se poursuit à l’horizontale puis reprend sa pente descendante en même temps que la direction sud-est.

A -317 m, la galerie aboutit dans la salle Mélissa, dont l’entrée marque le terminus 2009.

On retrouve la rivière, perdue un peu plus haut, et on la suit par moments assez facilement, quelquefois avec un peu plus « ambiance canyon ». Il faut équiper quelques petits obstacles. Vers -400 m, un miroir de faille fait craindre une fin proche. Mais la rivière cascade dans une diaclase qui se désescalade et qui mène dans une belle conduite forcée. Hélas, un peu plus loin, l’eau s’engouffre dans une autre diaclase impénétrable. C’est le point bas à -449 m. Le courant d’air provient d’un affluent qui a été remonté jusqu’à la base d’un puits remontant à -428 m. Des feuilles et des brindilles indiquent la proximité d’une entrée. La topographie indique que le terminus est proche d’un vallon encaissé avec une résurgence assez importante.

Par Bernard Lips et Anthony Geneau

Ouvrage collectif, Synthèse Bernard Lips avec la collaboration de Vincent Routhieau et les corrections de Françoise Poggia et de Josiane Lips
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage 9 ème EXPEDITION SPELEOLOGIQUE EN CHINE, Aventures Karstiques Lointaines 2011-n°9. 114 pages
Analyse :

4692 caractères - Lu 54 Fois

Situation

La cavité est située à une bonne demi-heure de marche du nouveau complexe hôtelier. Il faut prendre le très bon sentier qui se dirige vers le nord. Peu après avoir laissé sur sa gauche la perte, une des entrées de Zhang Jia Dong, qui se devine à une cinquantaine de mètres en contrebas de la piste, il faut prendre un sentier sur la droite. Ce sentier se divise peu après : à droite il mène au grand porche de Zhang Jia Dong, à gauche, il descend vers Zhang Jia Yan Kou Keng.

La cavité s’ouvre par un très beau puits sur le bord d’une vaste doline. La fraicheur due au fort courant d’air soufflant se sent dans l’ensemble de la doline.

Exploration

* Zhang Jia Yan Kou Keng nous est signalé dès le premier jour de notre arrivée sur la zone, mardi 28 juillet.

* Mercredi 29 juillet, Anthony Geneau, Mélissa Lagrède, Christian Locatelli et Bernard Lips y font une première reconnaissance qui permet de topographier 885 m de galeries avec un arrêt au sommet d’un grand puits. TPST : 8 h.

* Jeudi 30 juillet, Anthony Geneau, Mélissa Lagrède, Alex Schalk et Jean-Marie Briffon équipent une centaine de mètres de puits et topographient 219 m de galeries. Ils s’arrêtent dans une zone complexe. Un actif s’écoule dans une galerie en pente. Le courant d'air est net malgré la section. TPST : 8 h 30.

* Vendredi 31 juillet, la pluie empêche une nouvelle exploration dans ce gouffre.

* Enfin samedi 1 er Août Anthony Geneau, Melissa Lagrède et Josiane Lips explorent et topographient 602 m de galeries. Ils mettent deux heures à topographier la salle au-dessus de la rivière. Puis ils avancent rapidement dans une magnifique galerie qui descend régulièrement sans obstacles. Le dernier point topo est à -317 m mais une rapide reconnaissance permet de constater que la galerie, parcourue par un bon courant d’air, se poursuit vers l’aval. C’est le dernier jour de notre séjour sur la zone et l’équipe déséquipe la cavité en remontant. TPST : 9 h.

Description

La cavité s’ouvre par un P33. L’équipement se fait à partir d’un arbre. Après une descente terreuse dans l’entonnoir du puits, on prend pied sur un palier confortable. Un petit ressaut amène sur une verticale d’une quinzaine de mètres (arrosée en cas de pluie).

On prend pied dans une vaste galerie descendante.

* La suite semble être en face où l’on entend le bruit d’une importante cascade. De fait, ce qui semble une galerie s’arrête rapidement, colmaté. Deux départs sur la gauche se rejoignent dans une galerie transversale qui aboutit rapidement à la cascade à Lulu. Une importante arrivée d’eau provient d’un puits remontant mais la rivière se perd immédiatement dans les éboulis. Lulu a traversé par deux fois la « douche » pour vérifier que la galerie ne se poursuit pas au-delà.

* A la base du puits d’entrée, il faut gravir un petit ressaut pour accéder à une galerie arrivant de la droite et se dirigeant vers le nord-est. Un nouveau petit ressaut se descend facilement en escalade. La zone est marquée par un réseau de diaclases dont le fond est systématiquement colmaté par de la glaise ou des éboulis. Il s’agit d’une zone d’absorption.

La galerie principale se poursuit en face. Elle s’arrête sur un puits remontant (base du puits à - 42 m) et une galerie remontante colmatée à -33 m (présence de feuilles) au bout d’une bonne centaine de mètres.

Peu avant ce terminus, deux diaclases, facilement franchissables, coupent le sol de la galerie. Une descente de 5 m (puits à équiper) amène dans une galerie perpendiculaire à la précédente, se dirigeant vers le sud-est. Un nouveau changement de direction permet de retrouver la direction nord-est. La zone devient plus complexe avec des profils de galeries très changeants. La présence d’un courant d’air très sensible permet de trouver facilement le bon chemin.

Un passage ponctuel étroit amène dans la longue « salle Déclive » (une vingtaine de mètres de dénivelé entre le bord droit et le bord gauche) concrétionnée, la partie basse se trouvant en paroi gauche.

Pour continuer vers l’aval, il faut traverser en évitant de descendre au fond puis descendre à l’extrémité de la salle pour rejoindre une galerie de taille plus humaine, suite logique, qui bute sur une zone de puits : les puits Mélissa. Nous sommes à - 72 m.

Les puits Mélissa amènent à -188 m. Il s’agit d’une série de verticales qu’il faut équiper en progressant au fur et à mesure dans la faille, pour éviter de se retrouver dans des fonds borgnes.

Les puits Mélissa aboutissent dans une salle, centre d’une zone complexe due à la présence d’une importante fracture de direction nord-ouest / sud-est. Le courant d’air permet de trouver la suite : un P8 amène dans une grande galerie en forte pente parcourue par un actif.

L’actif se perd au bout d’une centaine de mètres dans un siphon facilement court-circuitable par un passage supérieur. La galerie en pente, de direction sud-est, se poursuit et permet de gagner 90 m de dénivelé sur environ 200 m de développement.

A l’occasion d’un changement de direction (direction nord-est), la galerie se poursuit à l’horizontale puis reprend sa pente descendante en même temps que la direction sud-est.

A -317 m, la galerie aboutit dans une grande salle (salle Mélissa). La topographie a été arrêtée à l’entrée de cette salle (marques sur un gros bloc). Une rapide reconnaissance a permis de progresser d’une bonne centaine de mètres dans une vaste suite.

La morphologie de la conduite et la présence du courant d’air, qui semble de plus en plus fort, permettent d’espérer encore une longue continuation.

Perspectives

Il s’agit de notre plus belle découverte de cette année sur la zone. Et l’exploration est à poursuivre vers l’aval.

La topographie générale de la zone montre que nous nous approchons du bord du massif. La seule résurgence importante que nous connaissons est la grotte du Poisson Chat, largement décalée vers l’est. Mais il est possible qu’il existe d’autres résurgences dans le lit même de la rivière.

L’exploration de Zhang Jia Yan Kou Keng semble prioritaire pour déterminer si les divers actifs déjà repérés dans les diverses cavités de la zone se rejoignent (présence dans ce cas d’un énorme collecteur empruntant une faille nord-ouest / sud-est) pour résurger à la grotte du Poisson Chat (ce qui pourrait donner lieu à un réseau gigantesque et éventuellement de plus de 1000 m de dénivelé) ou si chaque écoulement reste indépendant pour rejoindre la vallée en poursuivant en direction nord-est / sud-ouest.

AUT. VAR (2009) Synthèse par Bernard Lips
avec la collaboration de Marc Faverjon, Vincent Routhieau et Patrick Schalk et les corrections de Josiane Lips
8 ème expedition spéléologique en Chine. AKL. Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage N°8 – 2009 : 116pp, 122 photo couleurs, 6 cartes, 11 aquarelles et dessins, 34 topos.
Analyse :
Résultat des explorations 2009 dans le Sichuan et le Hubei. 16 440 m de topographie, 23 nouvelles cavités répertoriées

6730 caractères - Lu 108 Fois

Bibliographie 2



Ouvrage collectif, Synthèse Bernard Lips avec la collaboration de Vincent Routhieau et les corrections de Françoise Poggia et de Josiane Lips
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage 9 ème EXPEDITION SPELEOLOGIQUE EN CHINE, Aventures Karstiques Lointaines 2011-n°9. 114 pages

Source :

AUT. VAR (2009) Synthèse par Bernard Lips
avec la collaboration de Marc Faverjon, Vincent Routhieau et Patrick Schalk et les corrections de Josiane Lips
8 ème expedition spéléologique en Chine. AKL. Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage N°8 – 2009 : 116pp, 122 photo couleurs, 6 cartes, 11 aquarelles et dessins, 34 topos.
Résultat des explorations 2009 dans le Sichuan et le Hubei. 16 440 m de topographie, 23 nouvelles cavités répertoriées
Source :


Images 0



Topographie 2



topographie Zhangjiayankoukeng
Source : Akl
topographie Zhangjiayankoukeng
Source : Akl

Expédition 2


Cette grotte a été identifiée ou explorée au minimum par cette (ces) expédition (s) :




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