dong Qicaidong - 七彩洞 永和洞

Détail


Qicaidong est une entrée de :
Mawangdong - 麻王洞
Nom de la grotte : Qicaidong - 七彩洞 永和洞
Autres noms : Grotte de toutes les couleurs, Yonghedong
Province, Préfecture, District :
Guizhou 贵州省, Zunyi Shi 遵义市, Zheng'an 正安
Latitude Nord - Longitude Est :
28.57698985 - 107.2634208
Altitude (m) : 1267
Géologie : Permien inférieur

5Entrée : Mawangdong 麻王洞, Lingshandong 灵山洞, Meidongwan 煤洞湾, Xiangshuidong 响水洞, Qicaidong 七彩洞 永和洞,

Carte



Description 1



2. La grotte Qicaidong

Qicaidong est une perte de contact donnant sur un réseau majeur comportant deux branches fossiles et deux rivières dont l’agencement est fortement influencé par la fracturation.

a. Accès

Pour y accéder, depuis Fuyan, en voiture, une fois sorti du village par le haut, on trouve à gauche une piste bétonnée fermée par une barrière destinée à bloquer pour les répertorier les camions venant des mines de charbon. Prendre cette piste et, après avoir traversé le premier hameau minier, prendre sur la droite une piste récemment tracée qui monte tout d’abord droit dans la pente puis se poursuit à flanc de coteaux jusqu’à une aire de stationnement. Le puits d’entrée est là, dans le prolongement de la piste. Il faut le contourner par un sentier sur la gauche pour trouver le point de descente le plus adapté à l’exploration.

b. L’entrée

L’entrée de Qicaidong est un puits-perte au contact entre les couches non karstifiées du Permien moyen et le calcaire du Permien inférieur. Le puits d’entrée est profond de 40 m et nécessite 60 m de cordes. Il commence par une descente dans les arbres. On arrive ensuite dans une goulotte qui conduit à une vire suivie d’une descente de 16 m contre paroi, à côté d’une ancienne échelle faite de troncs d’arbres. Dans le flanc est du puits, s’ouvrent deux lucarnes en paroi, ainsi que l’accès à une petite salle à la base.

Vers l’ouest, la galerie est parcourue par un fort courant d’air soufflant estimé à 50m3/s par temps chaud. Il reste des traces d’une ancienne exploitation et d’un sentier désaffecté.

On arrive bientôt à un ressaut de 20 m présentant des marches taillées dans la calcite pour faciliter le passage ainsi que des troncs d’arbres dans une courte portion verticale. Il est nécessaire d’installer 40 m de cordes pour assurer la sécurité lors de ce passage.

La galerie débouche ensuite dans une salle présentant un grand plan d’eau peu profond alimenté par une pluie tombant du plafond. Cette salle marque une bifurcation avec un grosse galerie à l’ouest et un départ de méandre fossile au nord, à côté d’un bassin artificiel. c. La galerie ouest

La galerie ouest se poursuit encombrée de ro- chers. On descend bientôt dans une salle, de l’eau tombe en douche du plafond, ruisselle sur une coulée stalagmitique et se perd dans un puits d’une quinzaine de mètres. Cet écoulement rejoint l’une des rivières de l’étage inférieur, on peut le suivre en enchaînant un petit ressaut latéral, une courte galerie, une vire et une cascade de 18 m.

Une vire sur la gauche permet de poursuivre l’exploration de la branche fossile, non sans passer tout d’abord sous la douche. Une nouvelle salle est traversée ; le courant d’air semble s’y perdre. Le fond de la salle se termine sur une escalade de 15 m mais un départ sur la droite permet de continuer, à quatre pattes et d’accéder à une autre salle concrétionnée. Plus loin, la galerie continue et se trouve bientôt surcreusée par un canyon qu’il faut d’abord traverser, puis au fond duquel il faut descendre en escalade. La galerie se poursuit, ascendante et sans difficulté, jusqu’à un cairn marquant la fin de la partie explorée. Nous sommes à une profondeur de 44 m et à 600 m de l’entrée.

d. Le méandre nord

Le méandre s’étend au nord sur environ 300m. Il fait tout d’abord trois quart de tour sur lui-même à cause d’une succession de fractures, puis arrive en balcon dans une petite salle caractérisée par des énormes blocs d’effondrements et que l’on traverse en vire. Dans la partie inférieure de cette salle se trouve l’accès le plus commode aux rivières de l’étage inférieur. Au delà de cette salle, la suite est rectiligne et orientée au nord. Elle présente un point bas percé d’un ressaut de 2 m avec un court diverticule inférieur. Progressivement, les colonnes et coulées de calcite forment un joli décor. La coloration originale de certaines d’entre elles, noir, blanc, jaune, orangé, rouge... À inspiré le nom de la grotte “grotte multicolore”.

e. L’étage intermédiaire

Revenons à la petite salle aux gros blocs d’effondrement dans le début du méandre nord. En descendant sur la gauche, on trouve un petit départ de galerie qui se poursuit par une descente en opposition et une courte reptation. On peut descendre alors un puits de 7 m et prendre pied dans un étage intermédiaire, une courte galerie rectiligne au sol percé de différents départs.

f. La rivière du coude

Le premier départ est un discret soutirage dans les coulées stalagmitiques. Une corde est très vite indispensable pour descendre un P15 en bas duquel on entend une rivière. On remarque une grande lucarne dans le premier tiers du puits, elle conduit en moins de 20 m à un autre puits d’aspect similaire et en bas duquel on entend aussi une rivière. Aussi étrange que cela puisse paraître, il s’agit bien de deux rivières totalement séparées.

En bas du P15, un méandre fossile d’une trentaine de mètres avant son ultime colmatage arrive de la droite. À gauche, on arrive à une salle au sol jonché de gros blocs d’effondrements. Elle s’est formée à une croiséedefracturesayantprovoqué unvirageà90° de la rivière, nous l’appellerons la “salle du coude”. L’aval descend au nord-est. La galerie adopte le profil caractéristique en large voûte d’effondrement dans un calcaire en petits bancs, comme celui rencontré à Lingshandong et Mawangdong. Une poussière noire s’est déposée sur tous les blocs effondrés non lavés par la rivière, donnant l’impression de circuler dans une mine.

On perd la rivière entre les blocs à un point bas, la galerie remonte et redescend, parcourue par un fort courant d’air aspirant. Contre toute attente, elle semble s’arrêter brusquement, ne laissant pour continuation qu’un méandre remontant et, ce sera là la suite, une étroiture accédant à un puits à la cote - 154.

L’amont de cette rivière est plus enthousiasmant. Il débute, passé le chaos de la salle du coude, par un couloir de 3m de large et 12m de haut. Puis on remonte dans une salle d’effondrement. L’exploration est arrêtée à un point haut de la salle, sur un gros bloc, devant un puits, à la cote -93. Il semble qu’un passage inférieur, au niveau de la rivière, permette d’éviter ce puits.

g. La rivière de la boucle

Dans l’étage intermédiaire, si on se contente d’avancer sans descendre, on arrive à mi-hauteur de la cascade de 18 m citée plus haut. On peut alors avec une corde de sécurité, descendre d’un niveau puis trouver le P6 accédant à la rivière de la boucle. Elle doit son nom à la boucle que dessine une galerie basse sur la topographie, à moins de 10 m de la salle du coude et à la même altitude, sans qu’aucune liaison n’ait été trouvée.

En amont, un grand bassin fait obstacle à la progression. Il a été contourné en descendant à côté de la cascade de 18m. Une rivière amont de plus grande importance a été ainsi remontée sans topographie.

En aval, la galerie encombrée de gros blocs descend régulièrement. Deux arrivées d’eau arrivent par côtés et coulent sur des coulées stalagmitiques. On atteint alors une salle par une cascade de 12 mètres qui tombe dans un beau lac. L’aval de la salle prend la forme d’un méandre. Un premier puits dans le méandre est suivi d’une rue d’eau. Un passage en vire permet de franchir cet obstacle à sec, une deuxième vire est ensuite nécessaire pour la cascade suivante. Ces vires exigent beaucoup d’amarrages et de cordes.

La suite du méandre devient plus étroite et permet une progression en opposition, mais des marmites rendent la progression très délicate. La première mar- mite est équipée d’une tyrolienne en Dyneema. Pour la deuxième, quatre trous ont été forés pour passer à 4m de haut, mais ils n’ont pas été équipés. Juste avant, un rocher coincé dans le méandre marque le terminus topo à la cote -192.

Une reconnaissance a été poussée plus loin en néoprène. La rivière continue longuement dans le même style et rejoint une autre rivière plus importante. L’exploration de cette cavité se poursuivra donc en combinaison néoprène.

Nous n’avons disposé que de trois jours pour équiper, topographier et déséquiper cette cavité gourmande en cordes. Gageons que quelques explorations supplémentaires en fassent la pièce maîtresse du réseau ! [E.Sanson, Jean Bottazzi]



Analyse :

8621 caractères - lu : 112 Fois


Bibliographie 1



BOTTAZZI, Jean; BARBARY, Jean-Pierre; HUGON, Bruno (2011)
Spelunca Mémoires, n° 35 (2011) : 306 p. 300 photos, 135 topos, 14 cartes (ISBN 978-2-900894-18-7) Voyages en terre chinoise tome 3 : Expéditions spéléologiques franco-chinoises du P.S.C.J.A. de 2006 à 2010.
Les résultats traités dans cet ouvrage rendent compte des travaux effectués au cours de six expéditions du P.S.C.J.A., toutes agréées par la Fédération Française de Spéléologie, s’étant déroulées de 2006 à 2010, ainsi que d’explorations réalisées sur la même période en marge de ces expéditions. Ce sont en tout plus de 186 km de grottes inédites, principalement situées dans la province du Guizhou. 278 cavités sont citées, dont 253 le sont pour la première fois. Après quelques clefs de lecture et le résumé des expéditions ayant permis toutes ces découvertes, les résultats de ces expéditions sont présentées en 11 chapitres. (JB).
Source :


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Topographie 0




Expédition 2


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