dong Gouffre de l'ombre - 阴坑

Détail


Nom de la grotte : Gouffre de l'ombre - 阴坑
Autres noms : Yinkeng
Province, Préfecture, District :
Hubei 湖北省, Enshi 恩施土家族苗族自治州, Enshi 恩施市
Latitude Nord - Longitude Est :
30.61893 - 109.29332
Altitude (m) : 1412
Développement (m) : 1 243
Profondeur (m) : 93
Profondeur - / + (m) : 93 /
Volume (m3) : 0
Géologie :

1Entrée : Gouffre de l'ombre 阴坑,

Carte



Description 1



Exploration

* L’entrée de la cavité est reconnue le 7 août 2004 lors d’une brève reconnaissance.

* Xavier Robert, Philippe Sénécal et Christian Locatelli démarrent l’exploration le 2 août 2006, tardivement dans la journée. Le puits d’entrée est long à équiper du fait de la roche qui s’écaille. Finalement, Xavier et Philippe font une courte reconnaissance dans une immense galerie.

* Le 3 août 2006, Jean-Marie Briffon, Gérald Legrand, Georges Robert, Christian Locatelli, Fred Delègue et Robert Le Pennec redescendent le puits d’entrée. Ils se retrouvent un peu désemparés dans une grande galerie boueuse dont les parois se perdent dans le noir. Ils font quelques visées en direction du bruit dune rivière et relèvent ainsi 156 m de topo.

* Le 4 août, Christian Locatelli, Marc Beltrami, Florence Rinaldi, Fred Delègue et Bernard Lips retournent dans la cavité après avoir acheté des piochons. Tandis que Fred et Marc équipent les pentes glaiseuses en direction de la rivière, Lulu, Flo et Bernard topographient en se maintenant sur la paroi droite. Une grande galerie se poursuit vers le nord-est et se poursuit sur près de 600 m avant d’être colmatée par la glaise. Il s’agit d’une galerie aval. De retour au puits d’entrée, Bernard arrive à convaincre Fred de terminer la topo en direction de la rivière puis jusqu’au siphon amont de la rivière.

Description

La cavité s’ouvre en flanc de colline par un joli puits de 28 m.

Deux amorces de grande galerie sont rapidement colmatées mais le passage d’un « col » sur un énorme éboulis donne accès à une gigantesque galerie.

Vers la droite, il est possible de suivre la paroi droite sur un immense éboulis. La paroi en face est à plus de 40 à 50 m avec un sol une quarantaine de mètres plus bas... dans la boue.

L’éboulis s’arrête et la progression continue sur des pentes de glaise assez dure mais très glissante. Un premier passage se révèle très limite (d’ailleurs Flo visite très involontairement « l’Entonnoir à Flo » suite à une glissade malencontreuse).

Une remontée permet de rejoindre le sommet d’un éboulis non glaiseux. Mais au bout de trois longues visées, la pente redevient négative et nous rejoignons la zone glaiseuse. Les piochons s’avèrent indispensables pour tailler des marches et pour progresser sur d’impressionnants talus de glaise. Descentes et montées se succèdent. Les « coups de gouge » sur la glaise indiquent qu’il s’agit d’une galerie aval. De fait, lors des crues, le siphon aval de la rivière s’engorge, provoquant une mise en charge d’une quarantaine de mètres de hauteur. Une profonde dépression en paroi gauche de la galerie représente la perte de la rivière en crue. Plus en aval de la galerie, la glaise devient de plus en plus importante et les talus se rapprochent du plafond. Quelques dizaines de mètres plus loin la grande galerie est irrémédiablement colmatée jusqu’au plafond.

Revenons vers le puits d’entrée pour repartir vers la gauche. Seul un canyon boueux dans l’axe de la grande galerie est praticable. La pente est fortement descendante. Cordes et marches taillées permettent de progresser tant bien que mal dans une boue souvent assez liquide et en tout cas toujours glissante. En 200 m de descente (50 m de dénivelé), on aboutit sur la rivière. Vers la droite, après un petit ressaut de deux mètres, la rivière se perd rapidement dans un petit siphon.

Vers la gauche, elle coule entre deux énormes talus de glaise absolument impraticables. La seule solution consiste à progresser dans le lit même du ruisseau, en enfonçant dans la boue jusqu’aux genoux et avec de l’eau jusqu’en haut des cuisses. Il est ainsi possible de remonter le cours d’eau sur près de 150 m jusqu’à un siphon amont défendu par une vasque profonde. Une amorce de galerie se devine à quelques mètres au-dessus du siphon. Mais la vasque profonde et la glaise sur les bords en rendent l’approche et certainement l’escalade plus que problématiques. L’absence de tout courant d’air et la morphologie même de la galerie laissent présager un colmatage très rapidement.

L’ensemble de la cavité développe 1243 m.

Cette cavité est surtout exceptionnelle par l’ampleur de la galerie (40 à 60 m de large pour 50 m de haut) et par l’énorme accumulation de glaise.

La rivière qui y circule et qui a permis le décolmatage de ce tronçon de galerie provient très certainement de la Grande Perte de la Plaine. Elle correspond probablement également à la rivière que nous suivons sur quelques dizaines de mètres dans le gouffre de la Pivoine et enfin plus loin celle que nous suivons, également sur quelques dizaines de mètres, dans le gouffre du Torrent. Dans chacune de ces cavités, la rivière emprunte d’anciens conduits fossiles avant de se reperdre rapidement dans des conduits étroits et boueux, provoquant de grandes mises en charge.

[Bernard Lips]

Ouvrage collectif, Synthèse Bernard Lips avec la collaboration de Xavier Robert et les corrections de Josiane Lips
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage 7ème EXPEDITION SPELEOLOGIQUE EN CHINE, Aventures Karstiques Lointaines 2006-n°7. 111 pages
Analyse :

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Bibliographie 2



Ouvrage collectif, Synthèse Bernard Lips avec la collaboration de Xavier Robert et les corrections de Josiane Lips
Spéléologie au pays de l'Homme Sauvage 7ème EXPEDITION SPELEOLOGIQUE EN CHINE, Aventures Karstiques Lointaines 2006-n°7. 111 pages

Source :

LIPS, Bernard; LIPS, Josiane; SCHALK, Yvette; SCHALK, Patrick
Spéléologie au Pays de l’Homme Sauvage ; 6 : 88 p. (5 cartes, 9 dessins, 4 tab., 3 fig., 70 photos, 23 topographies)
6e expédition franco-chinoise de l’AKL en juillet-août 2004 dans le Sichuan et le Hubei (Chine). Liste des participants, compte rendu journalier. Catalogue des 82 cavités (59,2 km topographiés) explorées en 1995, 1997, 2001 et 2004 dans la région de Xing Long, 9 cavités (6,4 km topographiés) dans le district de Tong Jiang, et 4 cavités (5,2 km topographiés) dans le district de Beichuan. Description des cavités vues en 2004 (21 500 m topographiés); grotte des Trois Yeux (Dév.: 10 484 m, dén.: +17 / -167 m), grotte du Dragon (Dév.:10328 m, dén.: +31 / -391 m). Note sur l’exploitation du salpêtre. Biospéologie (193 prélèvements, identification au niveau du groupe). Budget. (FB).
Source :


Images 0



Topographie 1



topographie
Source : Akl

Expédition 2


Cette grotte a été explorée au minimum par cette (ces) expédition (s) :




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