dong Longwangdong - 龙王洞

2. Longwangdong (107)
Longwangdong est la perte temporaire bien visible de la grande vallée fermée située au nord-est de Laoyingdong.
Son entrée de 15 m de large par 9 m de haut abrite un petit temple. Après un couloir rectiligne de 80 m, la galerie marque un coude à gauche, perd de la largeur, puis gagne en hauteur après un ressaut de 4 m. On arrive alors à un puits de 12 m dans lequel nous avons observé des grenouilles pratiquant l’escalade pour rejoindre la surface.
Le bas du P12 est occupé par un grand bassin qui peut se contourner par un pas d’escalade sur la droite. La galerie se poursuit sans problème sur une centaine de mètres et quelques petits ressauts qui se laissent désescalader, jusqu’à ce qu’on perde de la hauteur au profit de la largeur au point de nous obliger à ramper. C’est : “l’enneminoir” (cousin de laminoir !) Le sol est recouvert de sable graveleux noir et tandis que la petite circulation d’eau qui nous accompagne depuis le P7, circule sur la droite, il faut louvoyer dans les passages les moins bas de plafond pour déboucher au bout de 50 m sur un rehaussement bienvenu. Il faut parcourir encore 100m, souvent à quatre pattes, pour se retrouver de nouveau dans un gros conduit surcreusé d’un canyon dans lequel commence à circuler un véritable petit ruisseau : “la rivière des crabes”.
On pourra remarquer sur la gauche le départ de “l’affluvent”, juste avant qu’apparaisse un bel enchaînement de cascatelles entrecoupées de profondes marmites où nous avons observé plusieurs crabes dont le corps approchait les 10 centimètres pour l’un d’entre eux.
La progression reste ensuite très agréable et des banquettes permettent toujours de contourner soit des marmites, soit des petites désescalades délicates. Nous laissons sur la gauche une première galerie dans laquelle se perd l’actif, puis 20m plus loin, un peu en hauteur un large départ restera lui aussi inexploré. Une centaine de mètres plus loin, après avoir récupéré de petits affluents, nous arrivons au sommet d’un P15 légèrement arrosé. À sa base, une large marmite aux eaux d’un agréable vert -dû à la profondeur- “l’émeraude”, doit être contournée par la gauche moyennant un pas délicat pour suivre la petite circulation d’eau qui va se perdre dans un laminoir devenant progressivement presque impénétrable.
En face du P15, il est facile de remonter en escalade. Nous retrouvons alors un large conduit percé ça et là de plusieurs puits pouvant atteindre une vingtaine de mètres et dont aucun n’a été descendu. Après être passé sous une grosse douche, nous sommes arrêtés quelques mètres plus loin sur un carrefour où de part et d’autre, proviennent de petits actifs. Il semble possible, dans cette zone complexe, qu’existent aussi des départs en hauteur ou en lucarne dans les puits. [Bruno Hugon]

BOTTAZZI, Jean; BARBARY, Jean-Pierre; HUGON, Bruno (2011)
Spelunca Mémoires, n° 35 (2011) : 306 p. 300 photos, 135 topos, 14 cartes (ISBN 978-2-900894-18-7)
Voyages en terre chinoise tome 3 : Expéditions spéléologiques franco-chinoises du P.S.C.J.A. de 2006 à 2010.

Analyse :
Les résultats traités dans cet ouvrage rendent compte des travaux effectués au cours de six expéditions du P.S.C.J.A., toutes agréées par la Fédération Française de Spéléologie, s’étant déroulées de 2006 à 2010, ainsi que d’explorations réalisées sur la même période en marge de ces expéditions. Ce sont en tout plus de 186 km de grottes inédites, principalement situées dans la province du Guizhou. 278 cavités sont citées, dont 253 le sont pour la première fois. Après quelques clefs de lecture et le résumé des expéditions ayant permis toutes ces découvertes, les résultats de ces expéditions sont présentées en 11 chapitres. (JB).

2917 caractères - Lu 626 Fois




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