dong Shanlan Longgong 1 - 山斓龙宫1

Détail

Shanlan Longgong 1 est une entrée de :
Shanlan Longgong 1 - 山斓龙宫1
Nom de la grotte : Shanlan Longgong 1 - 山斓龙宫1
Autres noms : Palais Du Dragon De La Belle Montagne
Province, Préfecture, District :
Guizhou 贵州省, Liupanshui 六盘水, Panxian 盘县
Latitude Nord - Longitude Est :
25.65075 - 104.60744
Altitude (m) : 1560
Développement (m) : 487
Profondeur (m) : 38
Profondeur - / + (m) : 38 / 0
Volume (m3) : 91254
Géologie : Trias inférieur

1Entrée : Shanlan Longgong 1 山斓龙宫1,

Carte


Description [1]




Analyse :

caractères - lu : Fois


1. Shanlanlonggong 1 et 2 - Palais du Dragon de la Belle Montagne

(fig. 29) - Codes : Pa0047 et Pa0048 - Village : Shuitang Lat. : 25°39’02,7” N - Long. : 104°36’26,8” E - Alt. : 1 560 m Dév. : 487 m - Dén. : 38 m (-38) - Vol. : ± 91 300 m3 Dév. : 83 m - Dén. : - 2,5 m - Vol. : ± 2 500 m3

Cette cavité se situe 5 km au sud du village de Shuitang (fig. 8, zone II.C, points 50-51). Le réseau est intéressant à plusieurs titres. Il constitue d’abord un bel exemple de système perte-résurgence séparant deux poljés de vallées étagées. Les entrées fossiles et l’organisation interne du réseau sont une bonne illustration de l’évolution à moyen terme d’un tunnel karstique traversant un qiufeng résiduel entre deux poljés. Ce réseau est aussi un remarquable exemple de grotte-tunnel (perte-résurgence) utilisé par l’homme depuis toujours, notamment comme refuge.

Le réseau topographié représente un total de 570 m, mais la liaison complète n’a pas été réalisée.

Développé dans les calcaires permiens, ce système est localisé sur le cours d’eau amont qui se dirige du sud au nord vers Panxian, en passant par Shuitang. On distingue en fait un réseau jeune caractérisé par la rivière souterraine et un tunnel plus ancien représenté par des boucles fossiles. La perte (photo 72), d’un débit de 50 l/s en avril 2000, donne accès à une galerie de quelques mètres de large qui aboutit au bout de 35 m dans un élargissement correspondant à l’arrivée latérale du porche fossile, large de 30 m et perché 16 m au-dessus de la perte. Cette entrée suspendue correspond à l’ancienne perte dont la voûte d’entrée s’est partiellement écroulée.

A 60 m de l’entrée, une boucle fossile se développe en rive gauche et redonne sur la rivière après un parcours de 110 m. Elle correspond au tronçon originel de la grotte-tunnel. 20 m plus loin, la rivière s’enfonce dans un tunnel plus étroit qui a été élargi par dynamitage afin d’éviter un engorgement du réseau et du poljé amont en période de crue. C’est la première fois que nous observons ce type d’aménagement à l’intérieur d’un réseau, les travaux de ce type s’effectuant généralement au niveau du ponor. Toujours en rive gauche, une seconde boucle fossile aboutit directement au bout de 120 m dans une doline. Deux grosses murailles ont été construites à la base de cette galerie, à 50 m de la sortie. Elles barrent la galerie sur 30 m de large et constituent une double fortification. La grotte-résurgence débute par un porche de 10 m de large et 3 m de haut. La galerie est remontée sur 80 m, mais la progression est bloquée par un obstacle particulier : un énorme cochon en putréfaction, indice possible de maladie porcine dans la mesure où ces animaux constituent une richesse importante dans les campagnes de Chine et sont systématiquement consommés, sauf en cas de risque sanitaire. La galerie continue avec de l’eau jusqu’à la taille. [J.-P. Barbary]

Bibliographie [2]


"MAIRE, Richard; BARBARY, Jean-Pierre; ZHANG, Shouyue; VANARA, Nathalie; BOTTAZZI, Jean"
Karstologia Mémoires, n° 9 : 562 p.
"Cet ouvrage synthétise les travaux des six expéditions organisées par le P.S.C.J.A. dans les provinces chinoises du Yunan, Guizhou et Liaoning entre 1997 et 2001. Il est organisé en trois livres traitant de : 1) les résultats des explorations, contenant inventaires, descriptions, cartes et topographies des 144 cavités explorées ; 2) l'environnement karstique, études approfondies sur des thèmes scientifiques ciblés ; 3) la spéléologie en Chine, sous l'angle historique et avec le récit des dernières expéditions. Les karsts sont ainsi numérisés depuis l'échelle géographique à microscopique selon des critères d'analyses aussi diversifiés que la géomorphologie, les indicateurs du milieu, le fonctionnement hydrochimique, l'écologie, le développement local et l'histoire de la spéléologie. (BJ)."
Source :

"BARBARY, Jean-Pierre; FAURE, Nicolas; MAIRE, Richard; MANGEL, Laurent; MATRICON, Sylvain; VANARA, Nathalie; ZHANG, Shouyue"
Karstologia Mémoires, n° 9 : Voyages en terre chinoise : Chapitre 1
A l'est du Guizhou (Chine), en bordure du Yunnan, le district de Panxian présente de forts dénivelés, le karst occupe 59 % de la surface et les couvertures basaltiques offrent des surfaces de drainage importantes. Un mois d'exploration lors de l'année 2000 a permi de topographier 32 km dans 66 cavités réparties sur quatre zones. La plus impressionante inclut le système perte-résurgence de la Gesohe capable de drainer 1700 m3/s avec de spectaculaires systèmes perte-résurgence sur son cours aval. La perte de Biyundong, 2 km, avait été explorée en 1638 par Xu Xiake. Le petit massif de Dabashan présente des karstifications dans les conglomérats. (BJ).
Source :


Images [7]


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Topographie [0]



Expédition [1]

Cette grotte a été explorée au minimum par cette (ces) expédition (s) :




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