dong Eryanghuagoubanpodafengdong - 二羊花沟半坡大风洞

Eryanghuagoubanpodafengdong (50)
Ce nouveau venu dans la nomenclature des entrées du réseau de la Shuanghe bat à plate couture les records de longueur de nom ! Eryanghuagoubanpodafengdong est un nom signifiant : la grotte à fort courant d’air à mi-pente du vallon fleuri des deux moutons. Elle a été signalé par Zhao Zhongguo et a rapidement rejoint les galeries amont de Longtanzishuidong en mai 2015.
Accès : Depuis Dawan. À proximité de la petite maison de bois dans laquelle est établi un temple, prendre un chemin fréquenté qui part dans les cultures en direction du nord. Ce chemin longe plus ou moins une ligne électrique. Au bout de 5 min, on passe un petit col et l’on aperçoit au-devant une dernière ferme où se termine la ligne électrique. Poursuivre le chemin descendant à flanc qui va passer peu après sous la ferme, puis qui va ensuite descendre avec quelques lacets sur l’échine d’un piton. Si l’on a - au cours de la descente - quelques hésitations au niveau des carrefours, il faut savoir qu’il faut bien rester sur l’échine et ne pas descendre dans les vallons latéraux. Peu après avoir traversé une couche de schistes argileux caractéristique, tandis que la pente fléchit pour former au-devant un petit plateau, le sentier forme un virage sur la gauche, juste après être passé entre 2 grosses pierres. Les cotes prises à l’altimètres indiquent une dénivellation de 127 m entre la dernière ferme et ce carrefour. Prendre alors sur la droite un petit sentier adjacent, plus ou moins envahi par la végétation. Le remonter (pente très faible) sur une cinquantaine de mètres et le quitter ensuite pour une trace élaguée maintenant bien visible qui descend droit dans la pente. En la suivant sur une centaine de mètres, (20 m en dénivellation) elle conduit à l’entrée du gouffre.
L’itinéraire de jonction
Le gouffre s’ouvre par un P5 de petite dimension. Le courant d’air est très violent -évalué à 20m3/s- et aspirant en été. Au bas du P5, on s’aperçoit vite que l’on est en présence d’un gros méandre dont l’entrée est presque totalement colmatée. Après avoir descendu une pente ébouleuse, nous arrivons au sommet d’un gros puits de 120m. Il y a un fractionnement à 10m du sommet sur une coulée de calcite, puis la descente s’effectue plein vide et les parois sont parfois à peine visibles. À sa base, une courte galerie au courant d’air étonnamment soufflant aboutit sur un P22. Au sommet de ce puits, un départ non atteint en forme d’œil est visible sur la paroi opposée. Au bas du P22, un nouveau cran de descente, un P20, permet de prendre pied dans une grosse galerie qui n’est autre que l’affluent des galets de Longtanzi amont. La jonction s’effectue une centaine de mètres en amont de la galerat, au niveau d’un petit actif caractéristique qui sourd au travers de coulées stalagmitiques.
Le bas du P22 donne également accès à un puits remontant avec un affluent, il s’agit du P120 par lequel Shimengzitebiedafengdong est venu jonctionner.
La galerie perchée
À 12m de la base du P120, un beau départ est visible à une douzaine de mètres de haut. Il a été atteint en pendulant sur la corde, puis par une traversée délicate dans les choux-fleurs. C’est un gros méandre fossile poussiéreux que l’on suit sans problème, si ce n’est la descente de quelques petits ressauts. On y retrouve un gros courant d’air aspirant. Au bout de 150 m environ, la galerie recoupe une fracture transversale. Depuis ce point nous allons progresser dans le fond devenu étroits, tandis qu’au-dessus existent toujours de gros volumes inaccessibles. Heureusement ce passage est de courte durée et alors que le conduit s’élargit de nouveau, le sol se dérobe. Un R10 précède un gros puits non descendu qui jonctionne une nouvelle fois plus en aval de l’affluent des galets de Longtanzi, vraisemblablement en face de la galerat. Quelques dizaines de mètres après le départ de la galerie perchée, on trouve sur la droite le départ d’un petit méandre toujours très sec. Après environ 80m tortueux, il aboutit à un P30 avec un bruit d’eau au fond. La base du puits est une salle, une petite galerie sans suite a été explorée. Le puits se poursuit aussi dans les plafonds sur une hauteur mesurée à 60 m. [Bruno Hugon]

AUT. VAR (2019) Jean BOTTAZZI, Éric SANSON, Bruno HUGON, Olivier TESTA, Alain MAURICE, Marc GUICHOT, Florence GUILLOT, Cécile PACAUT, Marc FAVERJON, Marc TREMBLAY, Amandine LABORDE, Nicolas FAURE, Emmanuel VITTE, Jessica MORIN-BUOTE, Éric DAVID, Éric LECUYER, Éric MADELAINE, Gilles CONNES. Topographes Jean BOTTAZZI, Éric SANSON, Bruno HUGON, Nicolas FAURE, Olivier TESTA, Barnabé FOURGOUS, Pascal ORCHAMPT, Emmanuel VITTE, Éric DAVID, Marc TREMBLAY, Florence GUILLOT, Fabien MULLET, Marc FAVERJON, Charles BUTIN, Cécile PACAUT, Alain MAURICE, Gilles CONNES, Jes- sica MORIN-BUOTE, Michel ISNARD, Jean-Pierre BARBARY, Patrick LETOURNEL, Marc SÉCLIER, Marc GUICHOT, Vivien MOINAT, Éric MADELAINE, Silvia ARRICA, Silvère PASTUREAU, LIZIXIN, Éric LECUYER, Thierry MONGÈS, Amandine LABORDE, Daniel BETZ, Olivier JÄRMANN, Christian DELAIRE. Coordination, rédaction, synthèse topographique et composition : Jean BOTTAZZI
Spelunca Mémoires n° 39 (2019) Voyages en terre chinoise tome 5. Expéditions spéléologiques franco-chinoises 2011-2019 dans les grottes de Suiyang Shuanghedong
Analyse : gkc-JPB

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